Predators

Affiche Predators

Predators de Nimrod Antal

En deux films le Predator est devenu un monstre culte. En deux autres il s’est pas mal ridiculisé en compagnie de son camarade de jeu Alien. Alors qu’on pensait que le chasseur extraterrestre était définitivement mort et enterré (on parle d’un troisième volet depuis près de 15 ans), Robert Rodriguez annonce qu’il veut relancer la franchise.

Le cinéma et les monstres qui y rodent ayant pas mal évolué depuis le deuxième volet, j’attendais ce Predators avec un peu d’appréhension et un soupçon d’impatience car on n’était pas non plus à l’abri d’une bonne surprise. En fait le film n’est pas mauvais en soi, son histoire s’inscrivant parfaitement dans l’univers du monstre extraterrestre et dans la chronologie des films. Mais ça n’en fait pas pour autant un bon film. Tout juste un sympathique divertissement.

La première partie qui fait office d’exposition traine en longueur sur près de 40 minutes au rythme du trek dans la jungle des protagonistes. Les personnages, qui portent tous des flingues sur-dimensionnés et pas pratique du tout, sont caricaturaux et clichés et les répliques foireuses s’enchainent avec le plus grand sérieux. Pour un peu on se croirait revenu 20 ans en arrière sauf que ce qui marchait à l’époque du premier Predator et a plutôt bien vieillit ne fonctionne pas toujours aujourd’hui.

Casting Predators

La fille a un plus gros gun que les mecs !

C’est sans doute le plus gros défaut du film : avoir voulu faire un film des années 80/90 avec la méthode actuelle. Malheureusement la sauce ne prend pas et à force de références et de clins d’œils, surtout au premier film avec Schwarzenegger, on finit par ne pas accrocher du tout à l’histoire malgré sa simplicité et sa linéarité déconcertante.

Si les Predators sont toujours aussi bien fait et impressionnants, les scènes d’action ne font preuve d’aucune originalité. Le casting est en majorité médiocre malgré des têtes connues (le personnage de Lawrence Fishburne est d’une inutilité scénaristique totale) et même la musique de John Debney passe inaperçue malgré une réutilisation minime du thème original composé par Silvestri en 1987.

Seul véritable intérêt du film ; voir ce que vaut Adrian Brody dans un rôle de héros dur à cuire lui qui est plutôt habitué aux intellectuels passifs et timides. Au final, on peut dire qu’il s’en sort plutôt bien.

A l’instar des récents Alien Vs Predator, Predators ne restera pas dans les annales du cinéma de SF. Il reste malgré tout un bon petit divertissement avec une poignée de bonnes idées.

J’écris des histoires, conçois des jeux depuis près de 20 ans et je réalise des courts-métrages. J’ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l’imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques

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