Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 1

Harry Potter et les Reliques de la Mort - Partie 1 de David Yates

C’est la guerre ! Cette guerre qu’on attend depuis la résurrection de Voldemort à la fin de La Coupe de Feu. Oubliez tout ce que vous avez vu dans les précédents films, celui-ci est véritablement à part. Violent, triste et mélancolique, jamais la saga du petit sorcier n’a été aussi sombre. Dès les premières minutes le ton est donné avec une magnifique scène d’introduction d’une incroyable tristesse qui voit la jolie Hermione faire un choix terrible pour protéger sa famille. Sublime et ça n’est que le début.

La première partie du long-métrage permet de rappeler intelligemment des personnages des précédents épisodes. Eux aussi ont changé, sont plus méfiants et imprévisibles mais toujours plus loyal envers Harry Potter, leur sauveur prophétique pour lequel ils semblent vraiment prêts à mourir. Les affrontements à coups de sortilèges explosifs et dévastateurs font des blessés ou des morts et l’on n’a même pas le temps de pleurer leur disparition.

Car il faut fuir pour sauver sa peau, sans même se retourner pour savoir s’il y a des victimes, et c’est d’ailleurs cet exode des trois héros que l’on retrouve dans la deuxième partie. C’est dans ces moments-là que le film est le plus sombre et que les jeunes acteurs brillent par leur talent. Tous trois portent littéralement le film sur leurs épaules. Dans ce deuxième tiers ils sont seuls la plupart du temps, parlent peu et échangent des regards désespérés alors qu’ils cherchent à savoir quoi faire pour accomplir la quête léguée par Dumbledore. Déchirements, révélations, découvertes puis retrouvailles parsèment ce deuxième acte au rythme lent. La troisième partie nous replonge un peu dans la guerre avant un dénouement triste qui prouve définitivement qu’Harry Potter et son univers ne seront plus jamais les même. Le cliffhanger final, bien que peu accrocheur, promet quand même un dernier volet dantesque qui risque de sombrer encore davantage dans l’obscurité.

Harry Potter entouré de ses alliés de toujours

Au niveau de l’adaptation du bouquin, j’avoue être allé voir le film avec peu de souvenirs de ce 7ème tome pour deux raisons : Primo je l’ai lu au moment de sa sortie qui remonte à 3 ans déjà et deuxio je l’ai lu en anglais ce qui n’aide pas vraiment ma mémoire d’autant que ce dernier Potter était ma première lecture en langue anglaise. Malgré tout il me semble qu’il y a moins de sacrifices que dans les trois derniers films. Seul le passé de Dumbledore pourtant au centre du tome semble être un peu passé à la trappe malgré quelques infos ici ou là. En revanche, gros point négatif pour moi : l’absence du fameux enterrement qu’on aurait déjà du avoir en fin de sixième film mais qui nous avait été promis en début de celui-ci. Pourquoi l’avoir supprimé dès le départ du Prince de Sang-Mélé ? C’est pourtant l’un des passages les plus tristes de la saga et le dernier moment de répit avant la fuite éperdue du dernier bouquin ! Bref, un grand personnage à qui on n’a même pas pu faire ses adieux.

Côté technique c’est presque la perfection. Signalons tout d’abord la mise en scène de Yates la majeure partie du temps classique et qui a bien du mal à filmer clairement des scènes d’actions pourtant épiques. Les effets visuels par contre sont magnifiques et il suffit de regarder les elfes de maison qui apparaissent dans le film pour s’en rendre compte. D’un réalisme saisissants, la qualité de la texture de leur peau n’a rien à envier à leur animation qui les rendent bien plus crédibles qu’autrefois. On retrouve pas mal de décors déjà vus précédemment mais c’est souvent le temps d’une courte scène car les protagonistes ne peuvent se permettre de rester trop longtemps au même endroit. La musique composée par le français Alexandre Desplat peine à décoller et fait vraiment office d’illustration sonore sans plus marquer que ça. Tout juste retiendra-t-on le morceau Obliviate qui accompagne la magnifique scène d’intro citée plus haut, un nouveau thème pour les fameuses reliques de la mort du titre et l’accompagnement des scènes d’actions qui s’approchent un peu de ce que faisait John Williams qui reste clairement le meilleur compositeur de la saga (La bande-son du Prisonnier d’Azkaban est l’une de ses plus belle partitions).

Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson - Ils ont bien grandis les petits sorciers !

Porté par son trio principal qui a bien grandi et n’a jamais cessé d’améliorer son jeu d’acteur, ce Harry Potter 7 – Partie 1 est le plus triste et sombre de la saga. Harry Potter n’est définitivement plus pour les enfants avec ce film car il est loin le temps de l’innocence des débuts rythmé par les cours, le quidditch et les aventures entre amis dans les couloirs mystérieux du château. Mieux, les scénaristes ont même eu le culot de ne pas faire apparaître une seule fois à l’image la mythique école de sorcellerie ! En même temps, ça reste un choix logique, cet épisode s’apparentant plus à un road-movie dans la campagne anglaise. Pourtant beaucoup de choses s’y préparent en toile de fond comme le laissent supposer certains passages. Malgré un rythme lent, le film multiplie les scènes marquantes et prépare le terrain avant la bataille finale. Pour moi le meilleur Harry Potter depuis le troisième épisode.

J’écris des histoires, conçois des jeux depuis près de 20 ans et je réalise des courts-métrages. J’ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l’imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques

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