Drive

Drive de Nicolas Winding Refn

Le pitch de Drive fleure bon la série B testostéronnée à la Statham et ça n’est pas la bande-annonce qui rassure sur ce que l’on peut attendre de ce film. Un beau gosse casse-cou cascadeur automobile le jour et chauffeur de braqueur la nuit qui va tomber sous le charme de sa voisine. Mouais.

J’avoue ne pas m’être intéressé à ce film, au début, parce qu’il ressemblait trop à un énième Fast & Furious et que ça n’est pas du tout le genre de film qui m’intéresse. Il ne faut pas se fier à la bande-annonce ou au pitch de Drive car le film n’a clairement rien à voir avec ce qu’affiche sa promo.

En vérité, ce sont les premières critiques qui m’ont fait changer d’avis. Toutes plus élogieuses les unes que les autres, elles qualifiaient Drive de chef-d’œuvre ! La situation m’a d’ailleurs beaucoup rappelé ce qui s’était passé pour le film Démineurs : pitch de série B et promo pas très convaincante, alors qu’en fin de compte le film était excellent.

Il est bien difficile de parler de Drive sans révéler trop d’informations sur son contenu. Car le scénario du film est des plus simples et des plus classiques et il n’y a pas vraiment de surprises de ce côté-là. Du coup, dommage que la bande-annonce en montre autant.

Le fameux blouson scorpion de Gosling

Le premier véritable atout du film c’est clairement sa mise en scène. Calme, sobre, posée, la caméra de Nicolas Winding Refn filme des échanges de regards, des sourires et des gestes qui prennent le pas sur les mots. Le réalisateur joue aussi avec les ombres, les lumières et les ralentis sublimant littéralement chaque plan. En témoigne la magnifique scène du baiser, d’une rare puissance et qui semble ne jamais vouloir s’arrêter tant tout n’y est que beauté et amour.

Le deuxième atout de Drive est sans conteste son casting. Si on y retrouve des acteurs bien connus comme Ron Perlman ou Bryan Cranston, ce sont les petits nouveaux qui impressionnent : Ryan Gosling et Carey Mulligan. Le premier est stupéfiant tant il campe avec force et charisme ce mystérieux personnage au blouson emblématique. Ce rôle impressionnant devrait sans doute lancer sa carrière, lui qui était plus habitué aux comédies sentimentales. Mulligan quand à elle reste plus classique dans son jeu mais parfaitement crédible. La symbiose entre les deux acteurs lorsqu’ils se retrouvent ensemble rend sa présence indispensable.

La plus belle scène jamais filmée dans un ascenseur

Dernier point fort du film : sa bande-originale excellente, qui illustre parfaitement chaque image et fait très eighties dans son style. Tout cet étonnant mélange donne au film une ambiance particulière qui n’est pas sans rappeler un Scorsese tendance Taxi Driver (pour les explosions de violence et le héros… spécial mais humain) mixé aux Affranchis voire aux Sopranos pour l’ambiance mafia.

Il ne faut pas se fier au classicisme de son scénario ni à sa bande-annonce trompeuse. Drive est une vraie claque et sans aucun doute l’un des meilleurs films de l’année. J’aime ce genre de surprises !

J’écris des histoires, conçois des jeux depuis près de 20 ans et je réalise des courts-métrages. J’ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l’imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques

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