Souvenirs de Gamer #1 – Metal Gear Solid 3 – Snake Eater

Jouer à un jeu vidéo ça peut être un passe-temps, un moyen de se défouler, de s’exprimer, de réfléchir, de se mesurer aux autres, le tout en s’amusant. Pour ma part et dans 90% des cas, je joue pour m’évader de mon quotidien et vivre des aventures extraordinaires. Oui, parce qu’explorer l’espace avec son vaisseau, miner des astéroïdes et commercer avec des extraterrestres, c’est pas franchement évident dans ma vie actuelle. Et puis c’est un peu dangereux aussi, alors je préfère quand même y jouer tranquillement devant ma télé que de le vivre (quoi que…). Ceux qui n’ont jamais joué à un jeu vidéo ne s’en doutent peut-être pas, mais jouer est une véritable aventure, un voyage souvent dépaysant au sein d’un univers virtuel dans lequel on a de nombreuses possibilités d’action, certes limitées, pour progresser jusqu’à la fin.

Je suis du genre à tester les limites de ces possibilités et du gameplay mis au point par les développeurs. J’explore le jeu dans tous les sens, je regarde chaque détail, j’utilise des objets n’importe où, je choisit des répliques décalées dans mes conversations ; tout ça pour voir jusqu’où il est possible d’aller, pour voir si les mecs qui ont fait le soft ont pensé à tout. Et souvent, je fais bugger le jeu ! Soit il plante et je ne peux plus rien faire d’autre que quitter la partie pour le relancer, soit il continue à fonctionner normalement, à peu près comme si de rien n’était, sauf que je profite du bug pour jouer d’une façon qui n’était sans doute pas prévue comme ça à l’origine. Cela dit, rassurez-vous, je ne passe pas non plus mon temps à chercher à planter les jeux. C’est juste que par moments, au cours de ma partie, j’ai envie de tester un truc. Et là c’est le drame…

Et puis il y a aussi des moments où je suis surpris par l’ingéniosité et l’audace des game designers. Dans ces moments-là, j’ai beau marcher sur la ligne jaune du gameplay, les devs ont pensé à tout et le jeu réagit positivement à mes actions à un point tel que j’en reste bouche bée !

Dernière expérience en date sur Metal Gear Solid 3 – Snake Eater. J’ai beau être un grand fan de la série, je dois avouer n’avoir jamais joué à cet épisode sur PS2 ni aux deux volets parus sur PSP, pour la simple et bonne raison que je ne possède aucune de ces consoles. C’est finalement par l’intermédiaire du récent remake HD sorti sur PS3 que j’ai pu enfin m’y essayer. Je reviendrais plus en détails sur mon expérience dans un autre article. Tout ce que je peux dire pour l’instant, c’est que j’étais une vraie quiche pendant la première moitié du jeu, si bien que j’espaçais de plus en plus mes sessions de jeu tellement je galérais.

Fin mars, j’arrive au combat contre The End, le sniper centenaire. Ayant lu quelque part que le combat contre ce boss était « épique » et « long », je décide de m’arrêter de jouer là pour aujourd’hui. A 2h du mat’ j’avais davantage envie de pioncer que de crapahuter pendant des heures dans la jungle soviétique, à la recherche d’un vieux en cosplay cetelem. Bref, je sauvegarde.

Le 5 mai dernier, je relance la partie. Et là, surprise, une cinématique se lance (la vidéo n’est pas de moi).

Je reste bouche bée. Le mec est mort de vieillesse, parce que je n’ai pas joué depuis longtemps ! Moi qui était chaud pour vivre de l’épique, je suis déçu, mais particulièrement surpris. Comment peut-on avoir une idée aussi farfelue, sérieux ? Bon évidement j’ai immédiatement quitté le jeu, reculé l’horloge interne de ma console et rechargé ma partie. Hors de question que je fasse l’impasse sur ce boss, mais, quand même, ça fait un choc ! Notez que je n’ai pas trouvé ce combat si épique et compliqué que ça. Bon en même temps, je n’ai pas non plus choisis le plus haut niveau de difficulté…

Plus tard, durant l’ascension d’une montagne, je me retrouve à fouler le sol sablonneux d’un versant aride et désertique. Il y a quelques sentinelles en patrouille. Après un mois et demi sans jouer, je suis encore un peu rouillé en CQC (la technique de combat au corps à corps du jeu), alors je décide de profiter du peu d’ennemis présents pour me faire la main sur eux. Alors que j’en tiens un à la gorge, je presse un peu trop fort la touche qu’il ne fallait pas et je lui ouvre la gorge (!). Bon, c’était un accident, hein. Je comptais encore le balancer deux ou trois fois au tapis histoire de perfectionner ma technique.

Le type tombe raide mort par terre. Aussitôt je me tourne vers la sentinelle suivante pour continuer mes exercices. Brusquement, une ombre gigantesque traverse l’écran. Je sursaute et éloigne mon personnage du cadavre. Je découvre alors que cette ombre n’était rien d’autre qu’un des vautours qui parcourrait le ciel de la zone et qui vient de se poser près de ma victime. Et voilà que le rapace commence à bouffer le malheureux, comme si de rien n’était ! Vraiment bluffant.

Maintenant que je maitrise à peu près le CQC, je continue ma progression vers le sommet en prenant garde de ne pas me faire piquer par les scorpions éparpillés sur le sol. Oui, je sais ça n’est qu’un jeu et qu’un scorpion virtuel, mais bon, au début du jeu, j’ai voulu tenter un truc avec une mygale qui descendait d’un mur et cette saloperie m’a mordu et empoisonné, alors je me méfie, quoi ! Après tout, j’ai une troisième guerre mondiale à éviter, alors ça serait dommage de trépasser aussi bêtement.

Une idée débile me vient alors. J’endors le scorpion pour l’emprisonner dans l’une des cages dont je suis équipé. Je continue à jouer et quelques minutes plus tard, je tombe sur un garde planté pile devant la SEULE sortie du niveau. Le type ne bouge pas d’un pouce. Y a pas à dire, si je veux finir le jeu, il va falloir que je m’en débarrasse. Je pourrais le descendre rapidement, l’endormir, l’égorger par accident ou que sais-je encore.

J’ai plus envie de jouer dans la subtilité. Je m’équipe donc de mon scorpion en cage et je le lui balance en pleine tronche, libérant la bête. Sur le coup, le mec est en panique, surpris qu’on lui ai envoyé un truc à la figure. Il ne voit pas le scorpion et, à cette distance je dois avouer que je ne le vois pas non plus. Soudain, alors que je croyais que mon plan avait échoué, le garde pousse un hurlement de douleur et s’écroule au sol après avoir été mortellement piqué par la bestiole !

Une petite vidéo (toujours pas de moi) qui montre le truc. Notez aussi le vautour qui vient se régaler à la fin.

Tout ça dans la même session de jeu et en à peine moins de deux heures ; je n’en revenais pas ! Hideo Kojima, le game designer à l’origine du jeu et de la saga Metal Gear, a toujours été réputé pour glisser des petits clins d’œils de ce style dans ses jeux, mais là je dois avouer qu’il m’a vraiment bluffé par son ingéniosité et son sens du détail. En tout cas c’est clairement le genre de trucs que j’adore découvrir une manette en main !

Voilà qui conclue ce premier article de souvenir de gamer. Je posterais de temps en temps d’autres anecdotes de ce style qui pourraient m’arriver au cours de mes aventures vidéo-ludiques.

P.S: Pour info, j’ai continué sur ma lancée et j’ai bouclé le jeu le lendemain en m’en sortant bien mieux qu’à mes débuts !

J’écris des histoires, conçois des jeux depuis près de 20 ans et je réalise des courts-métrages. J’ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l’imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques

2 commentaires sur “Souvenirs de Gamer #1 – Metal Gear Solid 3 – Snake Eater
  1. G-STAP dit :

    superb article !
    continue mon amie !

  2. snake fox (old) dit :

    Ah! que de souvenir, je me souviens avoir battu the end en piegeant le secteur de claymore et juste a côté du c4, le pauvre vieux c’est pris a chaque fois la claymore et je déclanché le c4, explosion garantie!!!

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