127 Heures

127 Heures d’Aron Ralston

Je viens de terminer la lecture de 127h, l’auto-biographie d’Aron Ralston, le type qui s’est retrouvé le bras coincé sous un rocher et a fini par s’amputer pour sortir de là. Danny Boyle en a fait un excellent film en 2010 avec James Franco. Sauf que le film ne montrait finalement que la partie émergée de l’iceberg. Le bouquin ne se contente pas de traiter uniquement des efforts du mec pour se tirer de là. Non, c’est bel et bien une autobiographie de ce baroudeur qui nous raconte sa passion pour la nature, les défis physiques et les exploits personnels.

OK, le type a tenu 5 jours dans son canyon avant d’avoir le courage de se mutiler pour survivre ; respect, parce que je ne sais pas si j’aurais un tel courage. Pour autant, je n’ai eu de cesse à la lecture du livre de trouver Ralston de plus en plus antipathique à mesure que j’apprenais à le connaitre par le biais de ses témoignages. A mes yeux, ce mec n’a absolument rien d’un héros. C’est juste un type égoïste, totalement inconscient qui prend du plaisir en mettant sa vie en danger lorsqu’il affronte des situations extrêmes.

On se rend compte au fil des pages que ça n’est pas la première fois qu’il frôle la mort, même s’il est clair que l’épisode du rocher a été celui où il s’en est trouvé au plus près. Autant dire qu’il a mérité ce qui lui est arrivé vu sa mentalité. Lui-même finit d’ailleurs par en arriver à la même conclusion ! Aron Ralston est un casse-cou dont le nom a faillit allonger la liste des victimes de pratique de sports extrêmes, mais en aucun cas un héros. Un héros c’est quelqu’un qui met sa vie en danger pour préserver celle des autres. Un inconscient risque sa vie pour son plaisir personnel. Pas de quoi les pleurer s’ils y restent, ni les porter aux nues quand ils s’en sortent…

Lisez son livre, regardez le film, puis réfléchissez avant d’entreprendre quelque chose de risqué (pas besoin d’aller faire un trek dans le Colorado pour prendre des risques). On a beau n’avoir qu’une vie, est-ce que ça vaut le coup de la gâcher, voire de l’écourter pour le fun ? A moins d’être un ermite associal, on a des gens qui nous aiment et qui tiennent à nous et qui seraient détruits s’il nous arrivait quelque chose. La moindre des choses à faire pour eux c’est quand même d’éviter de se mettre en danger volontairement. Ça s’appelle le respect. Et l’amour.

J’écris des histoires, conçois des jeux depuis près de 20 ans et je réalise des courts-métrages. J’ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l’imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques

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