Suniverse
21Avr/124

Walking Dead Saison 2 – Episodes 8 à 13

Walking Dead Saison 2 - 2ème Partie par AMC

Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Les producteurs ont-ils finalement viré les scénaristes responsables d'une saison et demi de gâchis et de grand n'importe quoi? Le départ de Frank Darabont, qui occupait jusque-là le poste de showrunner, a-t-il été un déclic ?

Aussi étonnant et incroyable que ça puisse paraitre, cette deuxième partie de la saison 2 de Walking Dead est dans la continuité de l'excellent final de sa première moitié. Bon, attention, je ne dit pas que la série est excellente, loin s'en faut. Disons juste qu'il y a une sacré amélioration qualitative et que la série commence (enfin !) à devenir plutôt bonne, intéressante et plus fidèle à l'esprit du comic-book.

Comme je l'ai déjà expliqué dans mes critiques des épisodes précédents, ce qui faisait énormément défaut à Walking Dead c'était son écriture plus que foireuse à tous les niveaux. Les scénarios de ces six nouveaux épisodes ressemblent enfin à quelque chose, avec des intrigues qui avancent, lentement certes, mais on est bien loin du surplace permanent auquel on était habitué jusque-là.

Les épisodes deviennent du coup un peu plus rythmés, l'utilisation de nombreuses ellipses permettant d'éviter de s'attarder sur des évènement évidents, inutiles ou sans intérêt. Ajoutons à cela que les péripéties sont devenues plus réalistes et plus crédibles par rapport au contexte d'apocalypse. Finis les rebondissements ridicules et clichés qui n'ont d'autre but que de faire stagner l'histoire, un épisode de plus, et n'ont pas leur place dans une série sur les zombies ! Les dialogues, aussi, sont bien mieux écrits, servent l'intrigue, sont plus rythmés, plus intéressants et ne s'éternisent plus pendant des plombes pour faire passer des informations simples. On va à l'essentiel, sans tourner autour du pot et ça, ça fait du bien !

Dans cette deuxième partie de saison, on se réveille douloureusement...

Du coup, cette amélioration générale de l'écriture donne enfin de l'intérêt aux personnages qui se décident à se réveiller, après 13 épisodes de glandouille mentale. Les évènements du final du 7ème épisode de cette saison 2 les ont si profondément marqués qu'ils semblent tout juste comprendre l'étendue de la menace qui pèse sur eux au quotidien et commencent à agir en vrais survivants et non plus en touristes en visite à Disneyland !

Leurs relations évoluent et les comportements et réactions idiotes ont quasiment déserté leur quotidien. Seul deux irréductibles persistent dans leur bêtise, comme s'ils n'avaient pas senti passer la claque qui a ramené tous les autres à la réalité. Ainsi, Dale est toujours aussi donneur de leçon et suspicieux, faisant de cet ainé un type détestable alors qu'il est adorable dans la version papier. Lori, quand à elle, reste égale à elle-même et multiplie les actes illogiques et irréfléchis, ce qui ne cesse de la mettre en danger et oblige les VRAIS survivants à voler constamment à son secours ou à tacher de la réconforter. Une petite morsure ne lui ferait pas de mal...

... on fait encore quelques conneries...

Cependant, le plus gros changement semble être intervenu chez Rick. Plus présent, le personnage se met enfin en avant et assume son rôle de leader en faisant ses premiers choix difficiles. Finit l'ex-flic hagard, qui découvrait quotidiennement, avec une égale surprise, que la nature l'avait doté de dix doigts alors qu'il ne savait pas quoi en faire. A croire que le personnage, qui sortait du comas dans le pilote du show, vient tout juste de vraiment se réveiller ! On est encore loin de son homologue papier mais Rick Grimes commence enfin à ressembler à quelque chose. Plus violent, plus dur, plus froid, plus survivant quoi ! Peut-être un poil trop, d'ailleurs, tant la différence entre le type paumé qu'il était et le leader qu'il est devenu est importante.

Cet écart de personnalité général est d'ailleurs ce qui finit par desservir le personnage de Shane. En effet, alors qu'il avait une mentalité de survivant, jusque-là, il se change peu à peu en psychopathe, sans véritable raison apparente, comme pour justifier ce qui lui arrive au terme de la saison. Dommage de traiter ainsi l'un des seuls personnages qui avait été bien développé jusque-là. Dernier changement notable du côté d'Andrea qui étonne dorénavant par son sang froid et sa mentalité plus survivante. Tous ces changements de personnalités s'avèrent particulièrement déroutants au début tant la transition est abrupte, mais ils étaient clairement nécessaires.

... et on commence à économiser les balles et à se la jouer discret !

Cette seconde partie de saison 2 gomme la majeure partie des défauts que la série avait jusque-là. Walking Dead commence enfin à ressembler à la série tv qu'elle devrait être. Son final apocalyptique, bien qu'un peu expéditif par certains aspect, est dans la droite lignée de la version papier. Les dernières minutes annoncent d'ailleurs une saison 3 pleine de surprise et encore plus fidèle au comic-book. En clair, ça va trancher sec et c'est tant mieux !

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
18Mar/122

Walking Dead Saison 2 – Episodes 1 à 7

Walking Dead Saison 2 - 1ère Partie par AMC

J'ai vraiment été très déçu par la première saison de Walking Dead. Mal écrite, globalement mal jouée, mollassonne, trop éloignée de l'esprit du comic-book, on ne pouvait garder de cette saison 1 que son excellent pilote et ses zombies aux maquillages parfaits. Je suis un grand fan du comic-book de Robert Kirkman et, pourtant, j'ai longtemps attendu avant de me lancer dans cette nouvelle saison. Puisqu'elle a été coupée en deux parties, j'ai enchainé les 7 épisodes de la première moitié avant de me décider à écrire un article dessus.

Durant la production de cette nouvelle saison, admettant qu'ils s'étaient quand même un peu plantés (!) sur la saison 1, les producteurs n'ont jamais cessés de clamer qu'ils allaient faire mieux et porter la série à un tout autre niveau. Difficile de dire s'ils ont atteint le premier objectif, mais il est clair qu'ils ont atteint le second et pas forcément dans le bon sens du terme...

Franchement, il n'y a pas une grosse évolution par rapport à la saison précédente. Walking Dead est toujours aussi bourrée d’invraisemblances ou de situations ridicules. On a beau être en pleine apocalypse de zombies, difficile de justifier tous les problèmes et les coups durs subits par les personnages. Cette série est un parfait exemple de la Loi de Murphy ! Quoi que décident de faire les personnages, s'il y a le moindre truc qui peut foirer, on peut être sûr que ça va foirer ! Et même quand il n'y a aucune chance qu'il y ait un problème, tant ce qu'ils font est sans risque, les scénaristes trouvent quand même le moyen d'empirer les choses via des éléments perturbateurs surgis de nulle part.

L'attaque de la horde qui sert d'introduction à la saison s'éternise inutilement pendant près de 10 minutes !

Au fil des sept épisodes, on croise alors tout un tas de scènes de ce type et, si on peut admettre que tout ne se passe pas toujours comme prévu, vu le contexte, on en vient vite à être saoulé par ces rebondissements dignes de scénaristes débutants.

Malgré le fait qu'il leur arrive toutes les catastrophes possibles, les personnages n'en sont pas moins IDIOTS, n'ayons pas peur des mots. Chacun à alors son moment de gloire : comportements incompréhensibles, réactions exagérées ou à côté de la plaque, maladresses à la chaine, raisonnements pas crédibles, manques de prudence élémentaire (utilisation de véhicules bruyants et coups de feux à tout va, au risque d'alerter les zombies)... C'est bien simple, je crois n'avoir jamais vu des personnages aussi peu réalistes, aussi peu crédibles et surtout aussi peu attachants. Car, à force de les voir jouer les crétins, alors qu'on voit venir la tuile à dix kilomètres, on en vient à les détester et donc à prendre encore plus de détachement avec la série.

Shane a beau se la jouer gros fumier, son comportement est réaliste, vu le contexte

Restent encore à signaler l'abus de clichés et les dialogues mal écrits. Sans intérêt, ces derniers trainent bien trop souvent en longueur pour ne rien dire ou tournent  autour du pot, pendant des plombes, pour faire passer un message qu'on aurait pu comprendre en quelques phrases. Sans oublier les discussions qui ne servent littéralement à rien ou qui sont complétement en décalage avec ce qui se passe à l'écran. Par exemple, quelqu'un peut m'expliquer l'intérêt du clin d’œil à Portal ? Sérieux, les scénaristes ont douze ans ou quoi?!.

Même si les plus gros soucis et défauts de cette série sont à imputer aux scénaristes, les acteurs ne sont pas en reste. D'un épisode à l'autre, d'une scène à l'autre, certains personnages peuvent complétement changer de personnalité et passer du statut de figurant passif à celui d'imbécile heureux. Franchement, tous sont tellement dégourdis qu'on se demande comment ils ont fait pour survivre AVANT que l'apocalypse ne s'abatte sur l'humanité !

La scène du puits : le summum de la connerie de la part des scénaristes (et des personnages)

Seuls les personnages de Shane (disparu de la BD depuis longtemps) et Daryl (inexistant dans la BD...) se comportent de manière censée et multiplient les coups de sang contre les autres, comme pour essayer de les faire sortir de leur état apathique. Même Dale, l'ancien du groupe, devient carrément chiant, alors qu'il cherche sans arrêt à intervenir auprès des autres pour leur faire la morale. Le must étant quand il suspecte exagérément Shane alors qu'il n'a absolument aucune preuve de ce qu'il avance ! La palme du n'importe quoi revient sans doute à Andrea. Alors que son personnage était plutôt bien mené dans la saison 1, il multiplie ici les bourdes et les crises de panique, porté par une prestation surjouée de Laurie Holden. Heureusement, les nouveaux venus sont assez fidèles à leurs versions papier et donnent un peu d'air frais à l'ensemble.

La jolie Maggie, nouveau personnage de cette saison : j'ai vraiment peur du traitement qui lui sera réservé par la suite...

J'ai toujours un mal fou à comprendre le succès du show vu ses qualités réelles. Si on oublie le fait que c'est tiré d'un comic-book et qu'on regarde la série pour ce qu'elle est, Walking Dead reste une série TV très moyenne pour ne pas dire mauvaise. Bon, c'est sûr, c'est la seule avec des zombies dedans et ils sont plutôt bien fait, mais quand même ! Les spectateurs sont-ils aussi bêtes que les protagonistes pour encenser de la sorte une telle série? A croire qu'il suffit de mettre des zombies à l'écran pour plaire au plus grand nombre ! Dire qu'à une époque on critiquait en masse Lost, alors qu'elle était au moins 100 fois supérieure à Walking Dead à tous les niveaux ! (Ouais, je suis un peu dégouté, j'avoue...)

Le twist final de l'épisode 7 est juste énorme : ça c'est du Walking Dead !

Cette première partie de saison 2 est finalement tout aussi décevante que l'était la saison 1. Seules les dix dernières minutes sauvent un peu le tout, tant elles correspondent à ce que devrait ressembler la série en terme d'intensité dramatique. Reste à savoir si la saison va continuer dans ce sens, mais, comme je n'ai cessé de le répéter l'année dernière déjà, il serait vraiment temps de changer de scénaristes, en embauchant des professionnels pour commencer...

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
28Jan/122

Questions Cinéma/TV 2011

Tout comme mon Top des films vus au cinéma, j'ai aussi pris l'habitude, depuis quelques années, de répondre, à titre personnel, à un petit questionnaire trouvé un jour sur le net. On s'amuse ensuite à comparer les réponses entre amis, pour voir ce qui a marqué les autres. Ça ne sert à rien, tout comme le top 10, mais ça nous amuse et ça nous permet de nous remémorer un peu ce qu'on a vu cette année sur petit et grand écran.

Des questions simples, variées mais pas toujours évidentes. Si l'idée et le défi (car c'en est un, finalement) vous tente, je mettrais en commentaire la liste des questions. Vous n'aurez qu'à les copier-coller dans un commentaire et y ajouter vos réponses. Réponses brèves avec une petite explication, si vous le souhaitez. Pas de spoilers, svp. Si votre réponse révèle un événement d'importance, restez vague, pour que seuls ceux qui ont vu l’œuvre comprennent la réponse (voir ma réponse à la question "une mort ?", pour l'exemple). J'ai deux réponses avec des spoilers mineurs mais qui peuvent gâcher la surprise : surlignez là où c'est vide pour les lire.

Notez que les réponses autorisées couvrent uniquement les films et séries TV sortis en 2011.

Un Film ? X-Men - Le Commencement

Une histoire d'amour ? Aung San Suu Kyi & Michael Aris dans The Lady

Un sourire ? Jean Dujardin (Ce mec a toujours la pêche !)

Un regard ? Olivia Wilde (Envoutante)

Un acteur ? Michael Fassbender (Quel charisme et quelle prestance ! Un mec à suivre avec attention)

Une actrice ? Elle Fanning (12 ans et elle a réussi à me mettre les larmes aux yeux dans Super 8 !)

Un clown ? Jean Dujardin dans The Artist

Un début ? Transformers 3 (Le mélange Course à l'Espace/Univers des Transformers est parfaitement maitrisé)

Une fin ? Le final de The Thing, qui boucle directement avec le début du film de Carpenter

Un coup de théâtre ? La révélation de la véritable identité du Doomsday Killer dans Dexter Saison 6 (Même si la saison est très moyenne)

Un générique ? Le générique d'intro de Game Of Thrones (Tout simplement magnifique ; je l'ai regardé à chaque fois en entier)

Une scène-clé ? César qui grandit parmi les séquoias dans La Planète des Singes - Les Origines (Une scène magnifique qui m'a définitivement fait entrer dans le film)

Un plaisir coupable ? Real Steel (J'ai vraiment beaucoup aimé ce film, sans trop savoir pourquoi)

Un film que tu es le seul à connaître ? The Silent House (Sorti un peu de nulle part. J'y suis allé pour la technique, uniquement)

Un gag ? Le caméo de Wolverine dans X-Men - Le Commencement

Un fou rire ? La session d'exorcisme dans Insidious (Ridicule et effrayante à la fois)

Une mort ? L’exécution de la fin du 9ème épisode de Game Of Thrones

Une scène de cul ? Natalie Portman et Mila Kunis dans Black Swan

Une réplique ? "Allez vous faire enculer tous les deux !" X-Men - Le Commencement (spoilers donc voir le gag pour plus de précisions)

Un film français ? The Artist (Spécial mais excellent. Dujardin en lice pour les Oscars ?)

Un effet gore ? Les transformations bien crade du monstre de The Thing

Une fusillade ? Transformers 3 (Pas de scène en particulier, puisque ça pète dans tous les sens)

Un beau gâchis ? Pirates des Caraïbes 4 - La Fontaine de Jouvence (What the fuck ?!)

Un traumatisme ? Insidious (Un film de fantôme qui s'assume jusqu'au bout, ça marque forcément)

Un baiser ? Ryan Gosling et Carey Mulligan dans l'ascenceur dans Drive (Un des plus beaux baisers que j'ai pu voir dans un film)

Une chanson ? Sweet Dreams (Are Made Of This) par Emily Browning dans Sucker Punch (Une douce voix qui met direct dans l'ambiance)

Une belle frousse ? Insidious (Enfin un vrai film qui fait sursauter, en utilisant pourtant les vieilles ficelles du genre)

Un monstre ? Le démon d'Insidious (Classique mais bien dérangeant)

Une petite larme ? Le combat final de Real Steel (Fort, beau, puissant, émouvant : excellente surprise)

Un frisson ? Le premier mot de César dans La Planète des Singes - Les Origines (Oh putain ! Je ne m'y attendais absolument pas !)

Un personnage secondaire ? Le personnage d'Evangeline Lilly dans Real Steel (Difficile de pas tomber sous le charme)

Une danse ? Natalie Portman dans Black Swan

Une bande originale ? Real Steel (Je l'écoute en boucle, sans me lasser, et je ne sais pas pourquoi)

Un compositeur ? Les Daft Punk (Leur boulot sur TRON L'Héritage est fantastique et la BO a tourné pendant un moment cette année)

Un fantasme ? Source Code (Huit minutes en boucle avec Michelle Monaghan...)

Un somnifère ? The Tree Of Life (C'est beau mais qu'est-ce qu'on se fait ch... !)

Une récente découverte ? Jessica Chastaing (Quelle beauté !)

Un cinéaste ? Nicolas Winding Refn (Pour la mise en scène virtuose de Drive)

Un deuxième cinéaste ? Tom Hooper (Le Discours d'un Roi est un modèle de mise en scène)

Un troisième allez ? Joseph Kosinski (Ou comment donner la classe à des persos en costume ridicule dans TRON L'Héritage)

Un plan-séquence ? La course-poursuite au moyen-orient dans le Tintin de Spielberg (Sans doute le plan-séquence le plus déjanté que j'ai pu voir)

Un artiste que vous aimez détester ? Terrence Malick (Pour son Tree Of Life bien space)

Un artiste sous-estimé ? Luc Besson (Il prouve avec The Lady qu'il peut faire de grands films)

Un artiste surestimé ? Johnny Depp (T'en a trop fait dans Pirates des Caraïbes 4, mec)

Un souvenir de cinéma qui hante ? La virée en moto à la fin de TRON L'Héritage (Un lever de soleil, une Olivia Wilde rayonnante et la musique des Daft Punk : une fin d'une sobriété exemplaire)

Un rêve ? Les 15 dernières minutes de X-Men - Le Commencement (Hallucinant ! J'aurais jamais cru voir ça au cinéma !)

Une belle rencontre d'acteurs ? Matt Damon, Kate Winslet, Marion Cotillard, Gwyneth Paltrow, Jude Law, Laurence Fishburne dans Contagion

Une révélation ? Ryan Gosling (Je le croyais pas aussi talentueux)

Un choc ? L'accident de train de Super 8 ("Oh putain !")

N'hésitez pas à poster vos réponses en commentaires !

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
29Sep/111

Game Of Thrones

Game Of Thrones par HBO

Game Of Thrones est l'une des séries TV que j'attendais le plus cette saison. Après la déception Walking Dead, je plaçais tous mes espoirs dans cette adaptation de l’œuvre de George R. R. Martin et croisait les doigt pour qu'elle soit aussi réussie que le bouquin. Cette première saison composée de dix épisodes adapte le premier tome de la saga. Le Trône de Fer étant une œuvre dense, complexe et avec une multitude de personnages, sa transposition à l'écran s’avérait assez compliquée au premier abord.

Difficile de se laisser entraîner par la série durant les premiers épisodes ; Il faut alors présenter tout un univers à la fois crédible et complexe mais qui reflète avec réalisme l'époque moyenâgeuse et les intrigues qui pouvaient s'y dérouler. Les personnages sont aussi extrêmement nombreux et il me semble qu'aucun d'entre eux n'a été oublié, même dans les seconds-rôles, ce qui devrait ravir les fans mais compliquer la tâche des novices.

Game Of Thrones est une excellente adaptation. On y retrouve bien l'ambiance et les événements du livre et ce malgré les nombreuses coupes dans le scénario d'origine. Face à un pavé de plus de 800 pages, on doit forcément s'attendre à faire l'impasse sur certains passages ou certaines intrigues. Curieusement, dans l'ensemble, il y a assez peu de passages supprimés, les scénaristes privilégiant les raccourcis. Ceux-ci étant alors de deux formes.

Tout d'abord, les nombreux et longs voyages des protagonistes sont purement et simplement zappés pour aller directement à l'essentiel et aux événements qu'ils croisent sur leur chemin. Pour le coup, la série y gagne énormément en rythme et l'intrigue avance lentement mais sûrement au fil des épisodes. Le seul défaut de ces raccourcis est que l'on a bien du mal à avoir une quelconque notion du temps qui passe entre deux étapes.

Peter Dinklage, hallucinant en Tyrion Lannister

Le deuxième type de raccourcis scénaristique a pour but de faire passer des informations d'importance, tirées du livre, par le biais de dialogues ou de monologues écrits spécialement pour la série. Dans l'ensemble, ces scènes inédites sont bien pensées et font correctement passer le message mais certaines sont aussi assez maladroites voire ratées tant elles semblent trop téléphonées.

HBO a mis les grands moyens avec Game Of Thrones. Que ce soit au niveau des décors, des costumes, des effets spéciaux, des maquillages ou du nombre de figurants, tout concoure à faire de la série une extraordinaire fresque qui n'a rien à envier aux plus grands films de cinéma. Il faut aussi ajouter à cela une bande originale de grande qualité et un générique absolument superbe qu'on ne se lasse pas de regarder, d'autant plus qu'il change selon les épisodes.

Le casting quand à lui est un véritable sans faute même s'il est composé d'une grande majorité d'inconnus. Des personnages principaux aux seconds rôles quasi-figurants, chacun incarne à merveille son personnage (Mention spéciales aux enfants.) Pourtant, j'avoue que les acteurs et actrices sont, pour la plupart, loin de ressembler physiquement à l'image que je m'en faisais. Mis à part Sean Bean en Ned Stark et Nikolaj Coster-Waldau parfait en Jaime Lannister, j'ai eu bien du mal à m'habituer aux visages de chacun, même s'ils ont fini par s'imposer.

L'évolution du personnage de Daenerys est passionnante

On n'aurait pas pu rêver meilleure adaptation de l’œuvre de Martin tant le respect pour le travail de l'auteur transparait à travers chaque scène. Violente, épique, sans concession, bourrée de rebondissements et de cliffhangers, cette première saison transmet à merveille les sensations du bouquin et permet au spectateur novice de découvrir cet univers, même s'il doit sacrément s'accrocher dans la première moitié de la saison. Tout juste pourra-t-on lui reprocher sa facilité à user et abuser de scènes de sexe alors que ça n'est pas toujours justifié.

Avec son final aussi puissant que dans le livre, quoi qu'un peu trop sous-entendu tout au long des dix épisodes, Game Of Thrones promet de marquer durablement le petit écran pour peu que la série garde cette qualité. Vivement la saison 2 !

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
15Déc/102

Walking Dead – 1×06 – TS-19

Après une excellente scène de pré-générique qui revient aux premiers instants du show, cet épisode bien que particulier permet d'en apprendre encore davantage sur la contamination à l'origine de la transformation en mort-vivant. Pas de grandes révélations certes, comme dans la plupart des films du genre, mais un constat terrible qui augure du pire pour le futur des personnage et du monde dans lequel ils évoluent.

Ce petit break permet aux personnages de résoudre les problèmes qui les rongent depuis quelques épisodes. La perte d'un être cher et le rejet de l'affection d'un autre peuvent faire perdre tout espoir dans ce monde sans avenir. La fin de l'épisode et de la saison pose d'ailleurs la question : "Doit-on continuer à se battre pour survivre ?". Une problématique crédible dans ce genre de situation et assez bien traitée.

Le final explosif permet de se débarrasser de personnages inédits pour nous rapprocher encore davantage du comic-book. La saison s'achève donc sans grosse révélation ni insoutenable cliffhanger laissant nos héros prendre la route vers leur sombre avenir.

Bilan post-apocalyptique

Après 6 épisodes, c'est l'heure du bilan. Autant le dire tout de suite, après un pilote excellent et fidèle au comics, les scénaristes ont décidé de s'éloigner de celui-ci pour raconter de l'inédit et c'est bien moins intéressant que la version papier. Même si elle reste une série sympathique avec des zombies techniquement parfaits, Walking Dead est un show sans rythme, mal écrit, brouillon, globalement mal joué, manquant de crédibilité et de réalisme dans les situations ou les réactions des personnages et surtout cliché.

J'ai toujours du mal à comprendre les critiques dithyrambiques de la presse et du public vu la qualité réelle de l'œuvre. Soit ces gens sont des fans absolu des zombies et adorent tout ce qui sort sur le sujet sans même prendre un peu de recul, soit ces gens n'ont jamais vu de série tv bien écrite et rythmée comme on en voit depuis les années 2000. Je fais souvent référence à Lost dans mes critiques mais il suffit de jeter un œil à n'importe quel épisode de cette série, même  un des plus mauvais, pour voir qu'elle est mieux écrite que Walking Dead !

Même Jericho qui traitait aussi de survie après une apocalypse était mieux foutue et pourtant la série a été annulée après une vingtaine d'épisodes. A trop vouloir s'éloigner de son support d'origine pour mieux intéresser ses fans, Walking Dead perd ce qui faisait la qualité de la BD à savoir des personnages normaux et humains, auxquels tout le monde peut s'identifier, confrontés à des problèmes de survie basiques et des choix moraux qui les changent irrémédiablement au fil des tomes. Pourquoi cette fixation sur les minorités ethniques ? Black et latinos sont confrontés aux rednecks racistes. Tout ce petit monde passe son temps à gueuler l'un sur l'autre et sur ceux qui les entourent. Du coup l'histoire stagne, s'embourbe.

"Vite, fuyons cette intrigue inédite sans intérêt et en route pour la saison 2 !"

Il faudrait vraiment que les scénaristes du show d'AMC comprennent que le danger dans Walking Dead ne vient pas de types armés ou des zombies mais bien des survivants eux-même dont les réactions imprévisibles face à cette situation extrême peuvent faire d'eux de véritables monstres. Pourquoi confronter sans cesse les survivants à des porte-flingues plus ou moins psychopathes ? Pas besoin de grand méchant dans l'immédiat ! Si la série dure assez longtemps, le Gouverneur et ses hommes se chargeront largement de remplir ce rôle et marqueront davantage la série et les esprits.

En 6 épisodes, il y avait largement de quoi adapter entièrement le tome 1. Là on en est à peine aux deux-tiers. A ce rythme là on en a pour 30 saisons pour arriver au niveau actuel de la BD et encore si la série tient jusque-là ! Car si les spectateurs finissent par se rendre compte qu'on se fout un peu d'eux en leur racontant des histoires classiques et sans intérêt, la série pourrait bien ne pas dépasser les 2 saisons. Vu comment se termine celle-ci, les scénaristes ont largement la possibilité de se remettre dans le droit chemin et de suivre la BD. Espérons que la saison 2 sera meilleure que sa grande sœur car il serait dommage que Walking Dead ne meure prématurément vu son énorme potentiel.

Cet épisode bien que particulier permet d'en apprendre encore davantage sur la contamination à l'origine de la transformation en mort-vivant. Pas de grandes révélations certes, comme dans la plupart des films du genre, mais un constat terrible qui augure du pire pour le futur des personnage et du monde dans lequel ils évoluent.

Ce petit break permet aux personnages de résoudre les problèmes qui les rongent depuis quelques épisodes. La perte d'un être cher et le rejet de l'affection d'un autre peuvent faire perdre tout espoir dans ce monde sans avenir. La fin de l'épisode pose d'ailleurs la question : "Doit-on continuer à se battre pour survivre ?". Une problématique crédible dans ce genre de situation et assez bien traitée.

Le final explosif permet de se débarasser de personnages inédits pour nous rapprocher encore davantage du comic-book. La saison s'achève donc sans grosse révélation ni insoutenable cliffhanger laissant nos héros prendre la route vers leur sombre avenir.

Après 6 épisodes, c'est l'heure du bilan. Autant le dire tout de suite, après un pilote excellent et fidèle au comics, les scénaristes ont décidé de s'éloigner pour raconter de l'inédit et c'est bien moins intéressant que la version papier. Même si elle reste une série sympathique avec des zombies techniquement parfaits, Walking Dead est un show sans rythme, mal écrit, brouillon, globalement mal joué, manquant de crédibilité et de réalisme dans les situations ou les réactions des personnages et surtout cliché.

J'ai toujours du mal à comprendre les critiques dythirambiques de la presse et du public vu la qualité de l'oeuvre. Soit ces gens sont des fans absolu des zombies et adorent tout ce qui sort sur le sujet sans même prendre un peu de recul, soit ces gens n'ont jamais vu de série tv bien écrite et rythmée comme on en voit depuis les années 2000. Je fais souvent référence à Lost dans mes critiques mais il suffit de jeter un oeil à n'importe quel épisode de cette série, même les plus mauvais, pour voir qu'elle est mieux écrite que Walking Dead.

Même Jericho qui traitait aussi de survie après une apocalypse était mieux foutue et pourtant la série a été annulée après une vingtaine d'épisodes. A trop vouloir s'éloigner de son support d'origine pour mieux intéresser ses fans, Walking Dead perd ce qui faisait la qualité de la BD à savoir des personnages normaux et humains auxquels tout le monde peut s'identifier confrontés à des problèmes de survie basique et des choix moraux qui les changent irrémédiablement au fil des tomes. Pourquoi cette fixation sur les minorités ethniques ? Black et latinos sont confrontés aux rednecks racistes. Tout ce petit monde passe son temps à gueuler l'un sur l'autre et sur ceux qui les entourent. Du coup l'histoire stagne, s'embourbe.

Il faudrait vraiment que les scénaristes du show d'AMC comprennent que le danger dans Walking Dead ne vient pas de types armés ou des zombies mais bien des survivants eux-même dont les réactions imprévisibles face à cette situation extrême peuvent faire d'eux de véritables monstres. Pourquoi confronter sans cesse les survivants à des porte-flingues plus ou moins psychopathe ? Pas besoin de grand méchant dans l'immédiat ! Si la série dure assez longtemps, le Gouverneur et ses hommes se chargeront largement de remplir ce rôle et marqueront davantage la série et les esprits.

En 6 épisodes, il y avait largement de quoi adapter entièrement le tome 1. Là on en est à peine aux deux-tiers. A ce rythme là on en a pour 30 saisons pour arriver au niveau de la BD et encore si la série tient jusque-là ! Car si les spectateurs finissent par se rendre compte qu'on se fout un peu d'eux en leur racontant des histoires classiques et sans intéret, la série pourrait bien ne pas dépasser les 2 saisons. Vu comment se termine celle-ci, les scénaristes ont largement la possibilité de se remettre dans le droit chemin et de suivre la BD. Espérons que la saison 2 sera meilleure que sa petite soeur car il serait dommage que Walking Dead meurre prématurément vu son énorme potentiel.Cet épisode bien que particulier permet d'en apprendre encore davantage sur la contamination à l'origine de la transformation en mort-vivant. Pas de grandes révélations certes, comme dans la plupart des films du genre, mais un constat terrible qui augure du pire pour le futur des personnage et du monde dans lequel ils évoluent.

Ce petit break permet aux personnages de résoudre les problèmes qui les rongent depuis quelques épisodes. La perte d'un être cher et le rejet de l'affection d'un autre peuvent faire perdre tout espoir dans ce monde sans avenir. La fin de l'épisode pose d'ailleurs la question : "Doit-on continuer à se battre pour survivre ?". Une problématique crédible dans ce genre de situation et assez bien traitée.

Le final explosif permet de se débarasser de personnages inédits pour nous rapprocher encore davantage du comic-book. La saison s'achève donc sans grosse révélation ni insoutenable cliffhanger laissant nos héros prendre la route vers leur sombre avenir.

Après 6 épisodes, c'est l'heure du bilan. Autant le dire tout de suite, après un pilote excellent et fidèle au comics, les scénaristes ont décidé de s'éloigner pour raconter de l'inédit et c'est bien moins intéressant que la version papier. Même si elle reste une série sympathique avec des zombies techniquement parfaits, Walking Dead est un show sans rythme, mal écrit, brouillon, globalement mal joué, manquant de crédibilité et de réalisme dans les situations ou les réactions des personnages et surtout cliché.

J'ai toujours du mal à comprendre les critiques dythirambiques de la presse et du public vu la qualité de l'oeuvre. Soit ces gens sont des fans absolu des zombies et adorent tout ce qui sort sur le sujet sans même prendre un peu de recul, soit ces gens n'ont jamais vu de série tv bien écrite et rythmée comme on en voit depuis les années 2000. Je fais souvent référence à Lost dans mes critiques mais il suffit de jeter un oeil à n'importe quel épisode de cette série, même les plus mauvais, pour voir qu'elle est mieux écrite que Walking Dead.

Même Jericho qui traitait aussi de survie après une apocalypse était mieux foutue et pourtant la série a été annulée après une vingtaine d'épisodes. A trop vouloir s'éloigner de son support d'origine pour mieux intéresser ses fans, Walking Dead perd ce qui faisait la qualité de la BD à savoir des personnages normaux et humains auxquels tout le monde peut s'identifier confrontés à des problèmes de survie basique et des choix moraux qui les changent irrémédiablement au fil des tomes. Pourquoi cette fixation sur les minorités ethniques ? Black et latinos sont confrontés aux rednecks racistes. Tout ce petit monde passe son temps à gueuler l'un sur l'autre et sur ceux qui les entourent. Du coup l'histoire stagne, s'embourbe.

Il faudrait vraiment que les scénaristes du show d'AMC comprennent que le danger dans Walking Dead ne vient pas de types armés ou des zombies mais bien des survivants eux-même dont les réactions imprévisibles face à cette situation extrême peuvent faire d'eux de véritables monstres. Pourquoi confronter sans cesse les survivants à des porte-flingues plus ou moins psychopathe ? Pas besoin de grand méchant dans l'immédiat ! Si la série dure assez longtemps, le Gouverneur et ses hommes se chargeront largement de remplir ce rôle et marqueront davantage la série et les esprits.

En 6 épisodes, il y avait largement de quoi adapter entièrement le tome 1. Là on en est à peine aux deux-tiers. A ce rythme là on en a pour 30 saisons pour arriver au niveau de la BD et encore si la série tient jusque-là ! Car si les spectateurs finissent par se rendre compte qu'on se fout un peu d'eux en leur racontant des histoires classiques et sans intéret, la série pourrait bien ne pas dépasser les 2 saisons. Vu comment se termine celle-ci, les scénaristes ont largement la possibilité de se remettre dans le droit chemin et de suivre la BD. Espérons que la saison 2 sera meilleure que sa petite soeur car il serait dommage que Walking Dead meurre prématurément vu son énorme potentiel.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
13Déc/101

Walking Dead – 1×05 – Wildfire

Dans cet épisode on se rapproche un peu plus de l'ambiance du comic-book et on s'éloigne un peu moins que précédemment de la trame générale. Le final du quatrième épisode a fait des victimes et laissé des traces qui vont donner un nouvel objectif aux personnages. C'est enfin l'heure du départ synonyme de nouvelles rencontres et de nouveaux dangers pour les survivants.

Certains personnages meurent et d'autres reviennent d'entre les morts alors que l'on commence à comprendre le fonctionnement de la contamination et ses différentes étapes qui font d'un être humain une goule cannibale. Cependant, rien de neuf pour quiconque a déjà vu des films de mort-vivants.

A part ça, peu d'avancement dans cet épisode, les personnages, ne sachant que faire face à la transformation en monstre de certains des leurs, passent leur temps à débattre pour savoir s'il faut tuer le contaminer ou tenter de l'aider. A nouveau, on notera le traitement particulièrement humain des infectés. Jamais des zombies n'ont été aussi bien présentés comme des victimes involontaires de ce qui leur arrive.

"Ici Rick Grimes, nous sommes perdus quelque part parmi les pages du tome 1 de la BD et on ne sait pas comment faire pour en sortir. Please Help !"

C'est dans ce contexte qu'un personnage et son actrice sortent vraiment du lot. Laurie Holden est stupéfiante de justesse dans le rôle d'Andrea et sa performance est bien au-dessus de celle de ses collègues même si sa scène traine un peu trop en longueur. Jim et Dale gagnent aussi en épaisseur alors que Rick se met davantage en avant.

La fin de l'épisode qui voit le départ du groupe permet de se séparer d'une partie des persos inédits et de rattrapper la trame scénaristique du premier tome du comic-book. Les dernières minutes laissent un peu dubitatives quant à la suite et fin de cette saison. Même si Walking Dead reste sympathique, ne s'est-on pas un peu trop éloigné inutilement du support originel ?

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
30Nov/100

Walking Dead – 1×04 – Vatos

Il y a du mieux. L'intrigue est plus rythmée et avance à grands pas, la série s'autorisant même l'exploit suprême de faire des ellipses temporelles ! Pour la première fois depuis le pilote les personnages principaux sont aux commandes de l'histoire et même si les personnages secondaires sont toujours impliqués ils restent en retrait dans cet épisode.

Pourtant, pendant un moment, on a frôlé la catastrophe avec l'apparition de nouveaux personnages inédits sortant de nulle part pour ralentir apparemment l'histoire. Rapidement expédiée, cette intrigue secondaire permet de montrer pour la première fois le caractère bien trempé de Rick qui ne laisse rien tomber et fait tout son possible pour aider et protéger les siens.

Les membres du camp semblent surpris d'être enfin au centre de l'intrigue

Cet épisode permet aussi de mieux faire connaissance avec les membres du camp. Du coup Amy, Dale et Jim sortent enfin de l'ombre parfaitement campés par leurs acteurs respectifs. Les dialogues sont aussi mieux écrits, vont à l'essentiel et imposent un rythme aux discussions qui n'est pas sans rappeler le comics (certaines trainent encore un peu inutilement en longueur). Peut-être ces étranges qualités viennent-elles simplement du fait que Robert Kirkman, le scénariste de la version papier, a écrit cet épisode ?

Avec ce seul épisode il se passe plus de choses que durant les trois précédents réunis. Les dix dernières minutes, tout à fait dans la veine de la BD, corrigent pas mal des défauts de la série et la rapproche davantage de son modèle. Peut-être bien le tournant scénaristique de la saison.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
18Nov/100

Walking Dead – 1×03 – Tell It To The Frogs

Ce troisième épisode de Walking Dead continue sur la lancée du précédent à savoir une intrigue qui n'avance pas ou très peu, des personnages inédits qui monopolisent trop l'attention et un traitement général particulièrement lent.

Encore une fois, pourquoi avoir ajouté ces nouveaux personnages clichés et too much alors que les héros de la BD sont des humains normaux auxquels chacun peut s'identifier ? Le pire dans tout ça c'est que ceux-ci sont présents et ont pour la plupart et dans 90% des cas la même psychologie que dans la version papier (je signale quand même une grosse incohérence sur l'imprudence de Glenn en début d'épisode). C'est juste qu'ils sont traités comme des personnages secondaires, restant en arrière-plan au profit de nouveaux venus beuglants et inintéressants.

Disons le clairement, il ne se passe strictement rien dans cet épisode et à la fin de celui-ci on doute presque de son utilité tant l'intrigue semble littéralement tourner en rond. Pourtant l'ambiance post-apocalyptique et la menace des zombies est là et la survie est bien au centre des préoccupations. Mais, honnêtement, et même si j'apprécie la série, qu'est-ce qu'on se fait chier ! Les dialogues sont plats, mal écrits et mal joués. On est bien loin des discussions rythmées et au tac-au-tac de Lost où même parler chiffon était passionnant !

Ce troisième épisode assoit tout de même certains acteurs dans leurs personnages à commencer par Andrew Lincoln. Son regard et son jeu lorsqu'il retrouve sa famille m'ont définitivement conquis. Je retrouve le Rick Grimes fort mais humain de la BD. Il ne lui reste plus qu'à se mettre en avant et devenir le leader qu'il doit être. John Bernthal tire aussi son épingle du jeu dans le rôle de Shane même s'il commence à en faire un peu trop dans son rôle de "bon pote". Le jeune acteur qui incarne Carl, le fils de Rick, joue quand à lui très mal et n'est pas du tout crédible. Ça promet pour la suite et il a intérêt à s'améliorer surtout avec ce qui devrait l'attendre en fin de saison (si cette saison se déroule comme je l'imagine).

Le moment de vérité pour Andrew Lincoln

Un nouveau personnage du comics fait son apparition dans cet épisode : Carol. Et je suis horrifié du traitement qui lui est réservé. Trop vieille, coiffure affreuse et background exagérément compliqué. Sa vie dans la série ne va pas être facile à adapter si on s'en tient au comics car c'est sans doute pour l'instant le personnage le plus éloigné de son modèle. Restent Jim, Dale et Amy qu'il est toujours difficile de juger vu leur peu de présence même si Jeffrey DeMunn semble camper un Dale correct.

Qu'est-il passé par la tête des scénaristes ? Après un pilote génial, bourré de rebondissements et prometteur, les voilà qu'ils s'enlisent dans des intrigues secondaires  brouillonnes portées par des personnages secondaires qui relèguent au second plan les vrais têtes d'affiche. Peut-être une manière de les faire mieux entrer dans la lumière le moment venu ? En tous les cas, je suis particulièrement surpris de l'accueil critique et public du show vu ses qualités réelles. Pour un peu c'est le même genre de réactions que pour la première saison de Heroes qui fascinait et intéressait sans finalement trop savoir pourquoi. On sait comment cette série-là a tourné par la suite.  J'espère me tromper concernant Walking Dead parce qu'il y a vraiment du potentiel comme l'a si bien révélé son pilote.

Quoi qu'il en soit, même si tout ça traine autant des pieds qu'un mort-vivant, les choses se mettent doucement en place à mesure que le scénario pioche à droite et à gauche dans le premier tome de la BD. On peut espérer une fin de saison intéressante.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
11Nov/100

Walking Dead – 1×02 – Guts

Laurie Holden est Andrea

Ce second épisode reprend précisément là où s'était arrêté le précédent. Rick Grimes, laissé en mauvaise posture car entouré de zombies, se voit venir en aide par Glenn venu faire le plein de provisions en ville avec un groupe de survivants. Un épisode assez particulier, je dois dire. Plus court que le pilote - 40 minutes - et essentiellement centré sur l'action. Quitter la ville d'Atlanta débordant de zombies ne s'avérant pas de tout repos pour nos héros.

Et justement, Rick n'est plus seul dans cet épisode et de nouveaux personnages font leur apparition. Pour l'instant deux d'entre eux sortent du lot car ils sont des persos importants de la BD d'origine et qu'ils sont brillamment interprétés. Le premier d'entre eux est donc le jeune Glenn qui passe son temps à faire des raids sur Atlanta pour dénicher des provisions pour d'autres survivants. Steven Yeun qui l'incarne semble s'être bien approprié le personnage et son jeu colle à la personnalité de son homologue papier. La magnifique Laurie Holden incarne quant à elle l'excellente Andrea qui n'a pas fini d'en voir de dures et qui va s'avérer être l'un des piliers du groupe de survivants. Enfin des acteurs et des personnages fidèles au comic-book !

Je fais volontairement l'impasse sur Dale, Amy, Carl et les autres survivants qui attendent sagement au camp car ils n'ont pas été assez présents à l'écran pour qu'on puisse juger de leur performance même si Sarah Wayne Callies a l'air d'être une Lori Grimes crédible mais tout aussi inintéressante que son modèle. A ceux-ci s'ajoutent une grosse poignée de nouveaux personnages inédits et, honnêtement, vu le nombre impressionnant de persos que compte la BD, je me demande s'il était judicieux d'en faire intervenir de nouveaux. A part représenter certaines minorités ethniques et dénoncer le racisme même en temps de fin du monde, j'ai bien du mal à accepter leur présence. Peut-être que les scénaristes ont décidé d'ajouter de la chair fraîche pour que l'on ai plus de victimes par la suite. En tous les cas, tout ce beau monde ne devrait pas faire long feu si on suit la trame papier.

Glenn et Rick n'auront pas trompé longtemps les goules cannibales

Pour le coup, avec tous ces nouveaux personnages et cette fuite éperdue mais originale d'Atlanta, il ne se passe pas grand chose dans cet épisode. Il est cependant clair qu'on est bien face à une histoire de zombies avec tous les effets qui en découlent (le démembrement de mort-vivants s'avère être un passe-temps obligatoire pour la survie). Pour autant la boucherie n'est pas totale puisque l'humanité des goules errantes est toujours soulignée et c'est sans doute l'un des points forts de cette série. Ce deuxième épisode est moins intéressant que le pilote. Plus lent et paradoxalement plus axé sur l'action, les scénaristes nous laissent bien sur notre faim.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
10Nov/100

Walking Dead – 1×01 – Days Gone By

Walking Dead de Frank Darabont

Walking Dead est actuellement l'un des meilleurs comics et sans aucun doute la meilleure histoire de zombies jamais racontée. Cela est dû en partie au fait qu'elle s'étale bien plus sur la durée et permet d'explorer des idées impossible à mettre en place dans un film du genre d'une durée de seulement 2h. Les personnages y sont travaillés, humains et surtout ils évoluent énormément au fil de l'aventure à un point tel qu'ils en deviennent méconnaissables !

En tout les cas, le comic-book se plierait très bien à une intrigue feuilletonante comme on en voit à la TV grâce à ses multiples rebondissements, ses cliffhangers de dingue et surtout ses personnages dont le traitement poussé rappelle beaucoup ce qui s'est fait récemment dans Lost. Quand le projet a été annoncé, avec en plus Frank Darabont aux commandes, j'étais plus qu'impatient de voir ce que pouvait donner une série TV de cette envergure (enfin une série de zombies à la télé !). J'avoue aussi que j'avais un peu peur car la déception n'est jamais loin lorsque l'on parle de projet aussi prometteur. Il faut aussi ajouter à ça un casting majoritairement inconnu et dont les acteurs ressemblent peu physiquement à leurs modèles papier et une première saison de seulement 6 épisodes.

Jusqu'au bout j'ai croisé les doigts. Une promo alléchante et terriblement sombre et des infos de tournage qui annoncent une série sans compromis et 100% fidèle au comics (dixit Robert Kirkman le scénariste de la version papier). Au final, que vaut Walking Dead ? Le pilote est-il à la hauteur des espérances ? La série a-t-elle de l'avenir ?

Rick Grimes et Shane Walsh déjà dans la mouise avant même la fin du monde

Malgré une durée confortable d'une heure, il est bien difficile de répondre à toutes les questions. En tout cas une chose est sure, la série colle au comics que ce soit au niveau de l'histoire ou dans son ambiance glauque et ce dès la scène d'introduction. Walking Dead est une série où il y a des zombies et où rien n'est épargné aux personnages comme au spectateurs. Rarement on a vu des maquillages de morts-vivants aussi parfaits et aussi poussés.

La série est violente, parfois gore, et pourtant elle se laisse regarder sans difficulté tant on vit littéralement cet épisode aux côté de personnages aux réactions humaines et réalistes. Ce côté humain de la série est aussi renforcé par le fait que les zombies ne sont pas vus comme des monstres anonymes, comme c'est souvent le cas dans les films du genre, mais bien comme d'anciens humains, pauvres âmes en peine qui cherchent le repos et accessoirement la chair fraiche. Rien à dire au niveau du scénario et de la fidélité au format d'origine. Si on fait l'impasse sur un générique moyen et une bande originale peu présente et pas forcément marquante (Bear McReary avait fait mieux sur Terminator ou Battlestar Galactica), il reste le casting.

Autant le dire tout de suite, dès l'annonce j'avais du mal avec Andrew Lincoln et certains autres seconds rôles (Jon Bernthal qui joue Shane est affreux avec son gros pif !). Et maintenant que j'ai vu ce pilote, j'ai toujours du mal avec ces acteurs (exception faite de l'excellent Lennie James). Je n'arrive pas à voir en eux les personnages du comics. Ils ne me donnent pas la même impression. Bien sûr c'est un peu tôt pour juger et vu ce qui attends les personnages pour la suite je pense que je m'y attacherais davantage avec le temps. Notez que j'avais aussi du mal avec le cast de Lost (j'ai même trouvé Evangeline Lilly "pas très jolie", la première fois que je l'ai vue) et qu'au final je trouve qu'ils étaient tous parfaits dans leurs rôles.

"Oulà ! Y a des soldes sur les steaks ou quoi ?"

Walking Dead est lancée et part sur de bonnes bases. J'espère que la série va continuer dans cette voie, qu'elle suivra bien la trame d'origine et surtout qu'elle va durer (vivement Michonne et Woodbury ! - les fans comprendront). Si c'est le cas, on pourrait tenir là une exceptionnelle histoire de personnages qui traite de l'humanité de chacun et de ses limites face à une situation de fin du monde horrible et sans avenir. C'est peut-être ça le nouveau Lost ?

Notez que ce pilote couvre les 39 premières pages du Tome 1 - Passé Décomposé paru chez Delcourt. Petit pronostic personnel de scénariste amateur : vu le peu d'épisodes de cette première saison, j'imagine qu'elle ne va pas dépasser ce qui se passe dans ce premier tome, surtout vu sa fin. L'avenir nous le dira.

Walking Dead est actuellement l'un des meilleurs comics et sans aucun doute la meilleure histoire de zombies jamais racontée. Cela est dû en partie au fait qu'elle s'étalle bien plus sur la durée et permet d'exploiter des idées impossible à mettre en place dans un film du genre de 2h. Les personnages y sont travaillés, humains et surtout ils évoluent énormément au fil de l'aventure à un point tel qu'ils en deviennent méconnaissables !

En tout les cas, le comic-book se plierait très bien à une intrigue feuilletonante comme on en voit à la TV grace à ses multiples rebondissements, ses cliffhangers de dingue et surtout ses personnages dont le traitement poussé rappelle beaucoup ce qui s'est fait récemment dans Lost. Quand le projet a été annoncé, avec en plus Frank Darabont aux commandes, j'étais plus qu'impatient de voir ce que pouvait donner une série TV de cette envergure.

J'avoue aussi que j'avais un peu peur car la déception n'est jamais loin lorsque l'on parle de projet prometteur. Il faut aussi ajouter à ça un casting majoritairement inconnu et dont les acteurs ressemblent peu physiquement à leurs modèles papier et une première saison de seulement 6 épisodes.

Jusqu'au bout j'ai croisé les doigts. Une promo alléchante et terriblement sombre et des infos de tournage qui annoncent une série sans compromis et 100% fidèle au comics (dixit Robert Kirkman le scénariste de la série papier). Au final, que vaut Walking Dead ? Le pilote est-il à la hauteur des espérances ? La série a-t-elle de l'avenir ?

Malgré une durée confortable d'une heure, il est bien difficile de répondre à toutes les questions. En tout cas une chose est sure, la série colle au comics que ce soit au niveau de l'histoire ou dans son ambiance glauque et ce dès la scène d'introduction. Walking Dead est une série où il y a des zombies et où rien n'est épargné aux personnages comme au spectateurs. Rarement on a vu des maquillages de morts-vivants aussi parfait et aussi poussé.

La série est violente, parfois gore, et pourtant elle se laisse regarder sans difficulté tant on vit littéralement cet épisode aux côté de personnages aux réactions humaines et réalistes.  Ce côté humain de la série est aussi renforcé par le fait que les zombies ne sont pas vus comme des monstres anonymes, comme c'est souvent le cas dans les films du genre, mais bien comme d'anciens humains, pauvres âmes en peine qui cherchent le repos et accessoirement la chair fraiche. Rien à dire au niveau du scénario et de la fidélité au format d'origine. Si on fait l'impasse sur un générique moyen et une bande originale peu présente et pas forcément marquante (McReary avait fait mieux sur Terminator ou Battlestar Galactica) il reste le casting.

Autant le dire tout de suite, dès l'annonce j'avais du mal avec Andrew Lincoln et certains autres seconds rôles. Et maintenant que j'ai vu ce pilote, j'ai toujours du mal avec ces acteurs. Je n'arrive pas à voir en eux les personnages du comics. Ils ne donnent pas la même impression. Bien sûr c'est un peu tôt pour juger et vu ce qui attends les personnages pour la suite je pense que je m'y attacherais davantage avec le temps. Notez que j'avais aussi du mal avec le cast de Lost (j'ai même trouvé Evangeline Lilly "pas très jolie", la première fois que je l'ai vue) et qu'au final je trouve qu'ils étaient tous parfaits dans leurs rôles.

Walking Dead est lancée et part sur de bonnes bases. J'espère que la série va continuer dans cette voie, qu'elle suivra bien la trame d'origine et qu'elle va durer (vivement Woodbury et Michonne ! - les fans comprendront). Si c'est le cas, on pourrait tenir là une exceptionnelle histoire de personnages qui traite de l'humannité de chacuns et de ses limites face à une situation de fin du monde horrible et sans avenir. Peut-être le nouveau Lost ?

Notez que ce pilote couvre les 39 premières pages du Tome 1 - Passé Décomposé paru chez Delcourt.Walking Dead est actuellement l'un des meilleurs comics et sans aucun doute la meilleure histoire de zombies jamais racontée. Cela est dû en partie au fait qu'elle s'étalle bien plus sur la durée et permet d'exploiter des idées impossible à mettre en place dans un film du genre de 2h. Les personnages y sont travaillés, humains et surtout ils évoluent énormément au fil de l'aventure à un point tel qu'ils en deviennent méconnaissables !

En tout les cas, le comic-book se plierait très bien à une intrigue feuilletonante comme on en voit à la TV grace à ses multiples rebondissements, ses cliffhangers de dingue et surtout ses personnages dont le traitement poussé rappelle beaucoup ce qui s'est fait récemment dans Lost. Quand le projet a été annoncé, avec en plus Frank Darabont aux commandes, j'étais plus qu'impatient de voir ce que pouvait donner une série TV de cette envergure.

J'avoue aussi que j'avais un peu peur car la déception n'est jamais loin lorsque l'on parle de projet prometteur. Il faut aussi ajouter à ça un casting majoritairement inconnu et dont les acteurs ressemblent peu physiquement à leurs modèles papier et une première saison de seulement 6 épisodes.

Jusqu'au bout j'ai croisé les doigts. Une promo alléchante et terriblement sombre et des infos de tournage qui annoncent une série sans compromis et 100% fidèle au comics (dixit Robert Kirkman le scénariste de la série papier). Au final, que vaut Walking Dead ? Le pilote est-il à la hauteur des espérances ? La série a-t-elle de l'avenir ?

Malgré une durée confortable d'une heure, il est bien difficile de répondre à toutes les questions. En tout cas une chose est sure, la série colle au comics que ce soit au niveau de l'histoire ou dans son ambiance glauque et ce dès la scène d'introduction. Walking Dead est une série où il y a des zombies et où rien n'est épargné aux personnages comme au spectateurs. Rarement on a vu des maquillages de morts-vivants aussi parfait et aussi poussé.

La série est violente, parfois gore, et pourtant elle se laisse regarder sans difficulté tant on vit littéralement cet épisode aux côté de personnages aux réactions humaines et réalistes. Ce côté humain de la série est aussi renforcé par le fait que les zombies ne sont pas vus comme des monstres anonymes, comme c'est souvent le cas dans les films du genre, mais bien comme d'anciens humains, pauvres âmes en peine qui cherchent le repos et accessoirement la chair fraiche. Rien à dire au niveau du scénario et de la fidélité au format d'origine. Si on fait l'impasse sur un générique moyen et une bande originale peu présente et pas forcément marquante (McReary avait fait mieux sur Terminator ou Battlestar Galactica) il reste le casting.

Autant le dire tout de suite, dès l'annonce j'avais du mal avec Andrew Lincoln et certains autres seconds rôles. Et maintenant que j'ai vu ce pilote, j'ai toujours du mal avec ces acteurs. Je n'arrive pas à voir en eux les personnages du comics. Ils ne donnent pas la même impression. Bien sûr c'est un peu tôt pour juger et vu ce qui attends les personnages pour la suite je pense que je m'y attacherais davantage avec le temps. Notez que j'avais aussi du mal avec le cast de Lost (j'ai même trouvé Evangeline Lilly "pas très jolie", la première fois que je l'ai vue) et qu'au final je trouve qu'ils étaient tous parfaits dans leurs rôles.

Walking Dead est lancée et part sur de bonnes bases. J'espère que la série va continuer dans cette voie, qu'elle suivra bien la trame d'origine et qu'elle va durer (vivement Woodbury et Michonne ! - les fans comprendront). Si c'est le cas, on pourrait tenir là une exceptionnelle histoire de personnages qui traite de l'humannité de chacuns et de ses limites face à une situation de fin du monde horrible et sans avenir. Peut-être le nouveau Lost ?

Notez que ce pilote couvre les 39 premières pages du Tome 1 - Passé Décomposé paru chez Delcourt.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
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