Suniverse
10Juin/170

Lancement d’une série Rustbury sur Wattpad !

Je me lance enfin sur Wattpad ! Et j'ai décidé d'en profiter pour travailler et développer mon univers par le biais d'une série littéraire basée sur l'univers du jeu Rustbury que je développe. C'est une expérience autant qu'une reprise de l'écriture après de nombreuses années de passage à vide. Je vais tenter de publier régulièrement de nouveaux chapitres. On verra bien ce que ça va donner. Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à l'ajouter à votre bibliothèque Wattpad. Vous pourrez accéder rapidement à la série en passant par la couverture dans la colonne de droite.

Bonne lecture !

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
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20Août/150

Monster Hunter – Parcours d’un Hunter

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Un monstre peut en cacher un autre

C'est, l'année dernière, en lisant un article sur les jeux vidéos à la difficulté élevée, que j'ai entendu parler pour la première fois de Monster Hunter. À l'époque je venais de me lancer dans le sombre, merveilleux et non moins exigeant Dark Souls et je voulais savoir si d'autres jeux aussi hardcore existaient.

C'est donc intrigué que j'ai décidé de m'essayer au premier volet de la licence dans sa version portable, à savoir Monster Hunter Freedom. Et, comme prévu, j'ai galéré! Prise en main lourde, perso lent, monstres sur-puissants, j'allais d'échec en échec, je rageais et je flippais à chaque première apparition d'une créature que je ne connaissais pas encore. Pourtant, après une quinzaine(!) d'heures de jeu, que je n'ai pas vu passer, j'ai commencé à assimiler le concept pour ne plus jamais lâcher la licence!

Un action-RPG différent

Pour présenter brièvement le fonctionnement de la série, Monster Hunter (MH) vous met dans la peau d'un Hunter (un chasseur) dont l'objectif est de remplir diverses quêtes au cours desquelles vous allez devoir affronter différents monstres de plus en plus puissants et dangereux au fil de votre progression dans le jeu. Les bestioles sont généralement à mi-chemin entre le dinosaure, le dragon et la chimère, mais on trouve aussi des insectes ou des mammifères géants, physiquement proches d'animaux réels (scarabées, serpents, singes, etc.) et ayant tous un comportement qui leur est propre.

Les combats contre ces monstres ne se limitent cependant pas à du bourrinage sans réflexion. Les dégâts sont en effet localisés sur le corps de chaque bébête et il vous faudra autant que possible blesser les parties du corps les plus faibles et essayer d'en casser certaines pour fragiliser la créature, voire obtenir des récompenses supplémentaires en fin de quête. Trancher la queue d'un dragon vous permettra ainsi de mettre la main sur celle-ci. Notez que vous disposez, pour ce faire, d'un panel d'armes qui s’agrandit sans cesse au fil des épisodes, chacune proposant un style et une manière de jouer qui lui est propre (épée, lance, arc, hache, fusils, etc.) Ajoutons, enfin, qu'aucune barre de vie n'affiche l'état de santé du monstre. Il vous appartient alors d'étudier son comportement pour détecter les signes de fatigue indiquant s'il va bientôt rendre l'âme. Libre à vous de l'achever ou de le capturer dans un piège pour obtenir un panel de récompenses différent.

La localisation des dégâts sur le Rathalos indique que la tête est sa partie la plus fragile

La localisation des dégâts sur le Rathalos indique que la tête est sa partie la plus fragile

Pour parvenir à affronter ce bestiaire varié, le Hunter dispose de tout un tas d'items et d'équipements qu'il peut emporter durant sa quête pour espérer venir à bout de celle-ci. Et c'est là toute l'originalité de MH. Contrairement aux RPG traditionnels dans lesquels l'évolution du héros se fait par le biais de gains d'expérience augmentant continuellement les caractéristiques de celui-ci, dans MH les caractéristiques du héros restent les mêmes du début à la fin du jeu! Le seul moyen de les faire évoluer est alors d'équiper des pièces d'armures et des armes qui feront gagner au Hunter de la défense pour les premières et de la puissance d'attaque pour les secondes.

Chaque catégorie d'équipement offre son lot de points de talents (positifs et négatifs). Ceux qui atteignent 10 ou -10 s'activent.

Chaque catégorie d'équipement offre son lot de points de talents (positifs et négatifs). Ceux qui atteignent 10 ou -10 s'activent

Mais ça n'est pas tout! L'équipement dispose aussi de points de talents dont le total, issu de la somme de chaque pièce d'armure, permet d'activer le talent correspondant, une fois un certain seuil atteint (en général c'est à partir de +/- 10pts). Ces nombreux talents peuvent être de différentes natures, comme une augmentation de l'attaque ou de la défense, une immunité à un quelconque élément (au poison, par exemple), la capacité à se fatiguer plus lentement, l'augmentation de l'efficacité des soin, etc. Au final, malgré les caractéristiques de défense de l'équipement, c'est les talents que procure telle ou telle combinaison de pièce d'armures qui sont vraiment intéressants. C'est une fois ce concept assimilé que le jeu dévoile toute sa richesse.

Du farming intelligent

Si les objets et l'équipement de base peuvent être achetés auprès des différents vendeurs, c'est par la combinaison de ressources entre elles et l'amélioration auprès d'un forgeron, moyennant différents matériaux, que l'on pourra confectionner des items utiles, ainsi que des armes et armures plus efficaces.

Les différentes ressources peuvent alors être récoltées aléatoirement durant les quêtes. S'il faudra utiliser une pioche pour miner les gisements afin de récupérer des minerais ou un filet à papillon pour capturer des insectes, d'autres ressources naturelles pourront, quant à elle, être cueillies à même le sol. Baies, herbes, poissons, champignons, la quantité de ressources naturelles est variée et la rareté de certaines d'entre elles vous poussera à refaire plusieurs fois la même quête dans l'espoir de pouvoir récolter l'item qu'il vous manque pour terminer votre armure.

Dépecer les monstres permet de récupérer des matériaux

Dépecer les monstres permet de récupérer des matériaux

Les matériaux quant à eux se récoltent directement sur les monstres tués en les dépeçant pour mettre la main sur des écailles, des dents, des griffes, des os, de la viande, de la peau, des ailes et des centaines d'autres matériaux qui vous serviront particulièrement à confectionner un meilleur équipement. MH est donc un jeu axé sur le farming des ressources et matériaux qui permettent d'évoluer pour affronter des monstres toujours plus puissants.

Richesse infinie

Les mécaniques de jeu de MH semblent tout droit sorties d'un MMO traditionnel et ça n'est pas son aspect multijoueur coopératif, jusqu'à 4 Hunters (en local ou en ligne), qui effacera cette idée de certains esprits. Pour autant, vous l'aurez compris, rien n'est laissé au hasard dans MH. Tout a son importance et apporte quelque chose à un moment ou à un autre du gameplay. Les activités secondaires sont aussi nombreuses, permettent d'acquérir des ressources impossibles à obtenir en farmant et facilitent régulièrement la progression via différents systèmes pour acquérir plus rapidement des ressources de base.

Un repas à la cuisine permet d'obtenir quelques bonus et talents bienvenus pour la prochaine quête

Un repas à la cuisine permet d'obtenir quelques bonus et talents bienvenus pour la prochaine quête

Monster Hunter est un jeu complexe, riche, exigeant, mais aussi extraordinairement gratifiant. Avoir farmé des quêtes "faciles" pour obtenir de quoi confectionner l'équipement, qui vous a enfin permis de vaincre un monstre, qui vous a tant tenu en échec, apporte une sensation d'accomplissement assez unique (similaire à ce que procure justement le Dark Souls qui m'a conduit à cette découverte). S'il faut du temps pour comprendre toutes les subtilités de ce gameplay riche, il faudra des centaines d'heures pour en maîtriser les différents aspects et plus encore pour faire le tour du soft. Pour ma part, malgré presque 200h sur l'ensemble de la saga (Freedom, 3U et 4U, pour les connaisseurs), je me considère encore comme un Hunter débutant et je ne peux que vous conseiller de vous lancer vous aussi dans l'aventure!

 

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
20Mar/120

Le Trône de Fer – L’Intégrale 2

Le Trône de Fer - L’Intégrale 2 de George R.R. Martin

Après un premier tome d'introduction complexe, relativement lent mais qui s'achevait en apothéose, on pouvait s'attendre à ce que la guerre, démarrée dans ce tome précédent, éclate pleinement dans le deuxième volume.

En réalité, il n'en est rien. Comme son titre original l'indique, ce Clash Of Kings se concentre davantage sur les différents rois auto-proclamés qui se disputent le fameux trône de fer. On retrouve alors tout un tas d'intrigues politiques, de manipulations et de jeux de pouvoirs, alors que chacun essaie de rallier de nouveaux partisans à sa cause, avant que la guerre n'éclate vraiment dans le dernier tiers du livre, dans lequel on assiste à quelques moments épiques, comme j'en ai rarement vu en littérature : un vrai bonheur.

La lecture du roman s'avère toujours aussi passionnante, grâce à des personnages profonds et crédibles, qui évoluent dans un univers moyenâgeux hyper-réaliste. A ce titre, il faut d'ailleurs saluer le talent de conteur de George R. R. Martin car, même si l'intrigue avance lentement, les nombreux et imprévisibles rebondissements et retournements de situation apportent un intérêt et un renouvellement croissant de l'histoire. Sa technique narrative rappelle beaucoup ce qui se fait dans le milieu de la série TV (pour lequel a travaillé le monsieur) avec des cliffhangers de fin de chapitres et des disparitions subites de personnages principaux.

Malgré un final beaucoup moins renversant ce Clash Of Kings est dans la parfaite continuité du tome précédent et dépeint un univers de fantasy toujours aussi sombre, réaliste et passionnant.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
4Jan/120

Les Immortels

Les Immortels de Tarsem Singh

Prenez Le Choc des Titans, mélangez-le avec l'esthétique de 300 et vous obtenez Les Immortels. Ni plus ni moins. Le film de Tarsem Singh hérite alors des défauts du premier et en jette bien visuellement, comme le second. Ce qui sauve finalement le film ce sont ses scènes d'action, en général bien menées et spectaculaires, malgré l'utilisation abusive de ralentis singeant le film de Snyder.

Le problème c'est que ces scènes d'action se font très rares, car Les Immortels est un film bavard. Le scénario ne volant pas bien haut, ces discussions sérieuses sont loin d'être captivantes, à tel point qu'on finit par piquer du nez, durant une bonne grosse moitié du film, le temps que tout se mette en place pour le grand final.

Côté casting, c'est assez mitigé. Mickey Rourke joue à nouveau dans le registre du grand méchant à la voix caverneuse. Ça lui va bien et son personnage est d'ailleurs très impressionnant, mais on a l'impression qu'il nous sert encore et toujours la même chose. En revanche, grosse erreur de casting pour la jolie Freida Pinto qui n'est pas du tout à sa place, que ce soit physiquement ou dans son jeu d'actrice.

Mais, Les Immortels c'était surtout le premier vrai test pour Henry Cavill, l'homme qui jouera les super-héros dans le prochain Superman au cinéma (par Zack Snyder, d'ailleurs). Cavill s'en sort finalement assez bien, malgré un manque de charisme, durant certaines scènes fortes où il doit en imposer. Difficile d'égaler la puissance de Gerard Butler en Léonidas...

Malgré une mise en scène inspirée et une esthétique particulièrement léchée, Les Immortels ne parvient jamais vraiment à convaincre, tant il s'égare dans les méandres d'un scénario sans intérêt, là où on se serait contenté d'action bourrine qui en jette.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
1Oct/110

Conan

Conan de Marcus Nispel

Je n'ai jamais été très fan du personnage de Conan. J'ai moyennement apprécié le premier film avec Schwarzy et n'ai jamais lu une seule des nouvelles de Robert E. Howard. Pourtant, l'annonce de ce reboot de la série réalisé par Marcus Nispel, qui m'avait plutôt impressionné avec son Massacre à la Tronçonneuse, a éveillé mon intérêt. L'objectif avoué de l'équipe étant de proposer une nouvelle vision du célèbre barbare, plus sombre, plus réaliste et plus épique.

Le pari est partiellement réussi. La première moitié du film tient toutes ses promesses. C'est sombre, crade, violent, gore, parfois, et surtout, Jason Momoa en impose sacrément en Conan même si le personnage manque un peu de maturité et passe trop son temps à chercher les problèmes. Du coup, certaines situations manquent un peu de crédibilité puisque le héros s'en sort systématiquement, mais on finit par faire l'impasse sur ces détails.

Alors que cette première partie était parfaitement réussie, ça se gâte brusquement au cours d'une scène clé qui fait sombrer définitivement le film dans le nanar. Alors que jusque là le film prônait le réalisme, pour peu que l'on puisse parler de réalisme dans de la fantasy, des éléments magiques et fantastiques font leur apparition. Conan tombe alors au même niveau qu'un Prince Of Persia avec son déluge d'effets spéciaux et de créatures ridicules ou clichées. Le film perd alors tout attrait tant la déception face à ce virage scénaristique et thématique est violent. On en vient alors à trouver des défauts à chaque scène, à chaque réplique. Les combats deviennent même ridicules et sans imagination alors qu'ils étaient plutôt bien foutus dans la première partie.

Et là, c'est le drame...

Conan est un beau gâchis. Malgré un casting excellent (Momoa, Perlman, Lang), mais plombé par la deuxième partie, et un univers sympathique, c'est sans doute l'un des plus mauvais film que j'ai pu voir cette année et une petite déception. Petite car je craignais effectivement ce côté Prince Of Persia à la vision des bande-annonce. Quel dommage que j'ai vu juste...

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
29Sep/111

Game Of Thrones

Game Of Thrones par HBO

Game Of Thrones est l'une des séries TV que j'attendais le plus cette saison. Après la déception Walking Dead, je plaçais tous mes espoirs dans cette adaptation de l’œuvre de George R. R. Martin et croisait les doigt pour qu'elle soit aussi réussie que le bouquin. Cette première saison composée de dix épisodes adapte le premier tome de la saga. Le Trône de Fer étant une œuvre dense, complexe et avec une multitude de personnages, sa transposition à l'écran s’avérait assez compliquée au premier abord.

Difficile de se laisser entraîner par la série durant les premiers épisodes ; Il faut alors présenter tout un univers à la fois crédible et complexe mais qui reflète avec réalisme l'époque moyenâgeuse et les intrigues qui pouvaient s'y dérouler. Les personnages sont aussi extrêmement nombreux et il me semble qu'aucun d'entre eux n'a été oublié, même dans les seconds-rôles, ce qui devrait ravir les fans mais compliquer la tâche des novices.

Game Of Thrones est une excellente adaptation. On y retrouve bien l'ambiance et les événements du livre et ce malgré les nombreuses coupes dans le scénario d'origine. Face à un pavé de plus de 800 pages, on doit forcément s'attendre à faire l'impasse sur certains passages ou certaines intrigues. Curieusement, dans l'ensemble, il y a assez peu de passages supprimés, les scénaristes privilégiant les raccourcis. Ceux-ci étant alors de deux formes.

Tout d'abord, les nombreux et longs voyages des protagonistes sont purement et simplement zappés pour aller directement à l'essentiel et aux événements qu'ils croisent sur leur chemin. Pour le coup, la série y gagne énormément en rythme et l'intrigue avance lentement mais sûrement au fil des épisodes. Le seul défaut de ces raccourcis est que l'on a bien du mal à avoir une quelconque notion du temps qui passe entre deux étapes.

Peter Dinklage, hallucinant en Tyrion Lannister

Le deuxième type de raccourcis scénaristique a pour but de faire passer des informations d'importance, tirées du livre, par le biais de dialogues ou de monologues écrits spécialement pour la série. Dans l'ensemble, ces scènes inédites sont bien pensées et font correctement passer le message mais certaines sont aussi assez maladroites voire ratées tant elles semblent trop téléphonées.

HBO a mis les grands moyens avec Game Of Thrones. Que ce soit au niveau des décors, des costumes, des effets spéciaux, des maquillages ou du nombre de figurants, tout concoure à faire de la série une extraordinaire fresque qui n'a rien à envier aux plus grands films de cinéma. Il faut aussi ajouter à cela une bande originale de grande qualité et un générique absolument superbe qu'on ne se lasse pas de regarder, d'autant plus qu'il change selon les épisodes.

Le casting quand à lui est un véritable sans faute même s'il est composé d'une grande majorité d'inconnus. Des personnages principaux aux seconds rôles quasi-figurants, chacun incarne à merveille son personnage (Mention spéciales aux enfants.) Pourtant, j'avoue que les acteurs et actrices sont, pour la plupart, loin de ressembler physiquement à l'image que je m'en faisais. Mis à part Sean Bean en Ned Stark et Nikolaj Coster-Waldau parfait en Jaime Lannister, j'ai eu bien du mal à m'habituer aux visages de chacun, même s'ils ont fini par s'imposer.

L'évolution du personnage de Daenerys est passionnante

On n'aurait pas pu rêver meilleure adaptation de l’œuvre de Martin tant le respect pour le travail de l'auteur transparait à travers chaque scène. Violente, épique, sans concession, bourrée de rebondissements et de cliffhangers, cette première saison transmet à merveille les sensations du bouquin et permet au spectateur novice de découvrir cet univers, même s'il doit sacrément s'accrocher dans la première moitié de la saison. Tout juste pourra-t-on lui reprocher sa facilité à user et abuser de scènes de sexe alors que ça n'est pas toujours justifié.

Avec son final aussi puissant que dans le livre, quoi qu'un peu trop sous-entendu tout au long des dix épisodes, Game Of Thrones promet de marquer durablement le petit écran pour peu que la série garde cette qualité. Vivement la saison 2 !

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
29Août/110

Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2

Harry Potter et les Reliques de la Mort - Partie 2 de David Yates

Reprenant précisément là où s'est arrêté la première partie, ce dernier volet cinématographique de la saga Harry Potter s'annonçait comme un festival d'action et d'émotion. Finalement, le film n'est pas vraiment à la hauteur des attentes.

Les scènes d'action sont nombreuses et la guerre qui se préparait dans le précédent film éclate enfin. C'est violent, sombre, porté par des effets spéciaux de qualité et il y a des victimes.

Le soucis c'est qu'on ne se sent pas vraiment impliqué dans ces affrontements et que ça ne semble pas non plus être le cas des trois héros qui passent leur temps à graviter autour des combattants sans jamais vraiment participer. En gros, ils font leurs petites affaires, vitales, certes, mais laissent les autres se mettre sur la tronche.

En même temps, il aurait été difficile de faire autrement, en seulement 2h10, vu tout ce qu'il restait à régler. Parmi ces nombreux détails, il y a le cas du personnage de Rogue, personnage capital de la saga et plus encore de ce double-épisode, dont les révélations sont expédiées un peu hâtivement, surtout pour qui n'a pas lu les bouquins. Du coup, la complexité de ce personnage ambigüe, sévéremment égratignée depuis le 6ème film, est loin d'être aussi évidente ce qui dessert un peu le personnage incarné par Alan Rickman.

Ajoutons à cela le nombre important de personnages secondaires, issus des précédentes aventures et qui, de par leur quantité, sont souvent relégués au second plan ou n'apparaissent que le temps de quelques scènes, à l'image du géant Hagrid. Finalement, même s'il est plus bavard et plus calme que prévu, le film reste une adaptation correcte et fidèle malgré les raccourcis auxquels on est déjà habitué depuis 10 ans.

Rogue, le grand perdant des trois derniers volets ; un personnage baclé

Avec ce dernier épisode, je m'attendais aussi à beaucoup d'émotions, de larmes et de tristesse des deux côté de l'écran. Le film ne parvient malheureusement pas à faire ressentir grand chose, la faute à ce côté dégagé que j'ai souligné en début d'article. Cette deuxième partie n'atteint du coup jamais le niveau de mélancolie et de désespoir de la moitié précédente et c'est plutôt dommage pour un final attendu comme apocalyptique. On peut malgré tout souligner le culot de l'équipe du film qui, après avoir caché le château de Poudlard dans le précédent volet, n'hésite pas à malmener la fameuse école de sorcellerie dans celui-ci en s'attaquant à chaque pièce, chaque lieu auquel on s'était attaché au fil de la saga pour mieux les réduire en miette.

On retrouve d'ailleurs ce petit vent de nostalgie qui flotte tout au long du film même s'il est moins prononcé que dans la première partie. Nos héros traversent alors des lieux apparus dans les premiers épisodes de la saga. Ceux-ci nous apparaissent alors bien sombres et abimés alors qu'ils n'étaient que magie et gaieté quand on les avait quitté. Et ça ne s'arrange pas puisque ces endroits, eux-aussi, finissent invariablement saccagés par nos héros. C'est sans doute pour permettre un peu au fan de faire ses adieux à cet univers si particulier et ce jusque dans le court épilogue nostalgique qui revient aux bases de la saga et à ses premières icônes.

Le face-à-face tant attendu aurait mérité d'être plus intense

Harry Potter 7 - Partie 2 est tout de même un excellent Harry Potter qui, sans être le meilleur, conclue parfaitement une saga commencée tout juste dix ans plus tôt. On aurait quand même apprécié des adieux plus larmoyants...

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
27Juin/110

Sur des Mers Plus Ignorées

Sur des Mers Plus Ignorées de Tim Powers

Sur des Mers Plus Ignorées est l'une des œuvres qui est censé avoir servi d'inspiration à la franchise cinématographique Pirates des Caraïbes et dont le quatrième et dernier volet en date doit être l'adaptation. J'espérais donc retrouver, à la lecture de ce roman, ce qui m'avait plu sur grand écran.

Le fait est que les deux univers sont en fait bien différents. Même s'ils sont tous deux sombres, angoissants et fourmillent d'éléments et de créatures surnaturelles, on ne retrouve pas dans le livre de Tim Powers ce qui faisait la fantaisie des aventures de Jack Sparrow. Ici, pas d'humour ou d'ambiance déjantée avec ses personnages hauts en couleur.

Misant tout sur le réalisme et la crédibilité de son univers, Powers signe un roman complexe au rythme particulièrement lent et où il ne se passe finalement pas grand chose tant chaque scène est détaillée et semble tourner au ralentit, la faute, sans doute, au style très soutenu de l'auteur. Ça n'est pas un défaut en soi, mais il faut avouer qu'entre la difficulté de lecture et les détails techniques liés aux bateaux et à la navigation, il a fallu que j'atteigne la moitié du livre pour enfin entrer dans l'histoire et y prendre plaisir.

Dans cette deuxième partie, on retrouve une succession de bonnes idées plus originales et intéressantes les unes que les autres. Entre la Fontaine de Jouvence et ses mystères, le personnage trouble de Barbe-Noire, les affrontements à coup de magie vaudou, les zombies et les navires fantômes, tout concourt à rendre le livre captivant. C'est d'ailleurs la première fois que je vois une histoire où la magie n'est pas un déluge d'éclairs et d'effets pyrotechniques mais une simple... odeur qui devient de plus en plus étouffante à mesure que son utilisateur monte en puissance. Rarement la magie et sa présence n'ont été aussi palpable.

Malgré une première partie difficile à aborder (le comble pour une histoire de pirates !) et un style d'écriture complexe, Sur des Mers Plus Ignorées s'envole véritablement dans sa seconde partie. Tim Powers signait avec ce livre une excellente aventure de pirates matinée de fantasy.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
25Mai/110

Thor

Thor de Kenneth Branagh

Thor n'est pas un super-héros comme les autres. Il n'a pas acquis ses pouvoirs suite à des mutations ou après un accident. Ses pouvoirs sont innés puisque c'est, tout simplement, un Dieu ! Pour le coup, comment adapter sur grand écran une telle histoire et un tel personnage sans se casser la figure, surtout que le film doit s'intégrer sans difficulté dans la mythologie Marvel, déjà bien établie depuis une poignée de films.

Au premier abord, Thor fait plutôt kitsch, surtout le design du royaume d'Asgard et de ses habitants qui portent des armures, des capes, des casques et se battent à l'épée. Pourtant, dès les premières minutes, on fait l'impasse sur ce côté visuel tant le tout fait crédible et est traité avec beaucoup de réalisme.

Plus étonnant encore, le film, dans sa première partie et dans son final, multiplie les scène héroïques et puissantes à tel point que Thor est sans doute le film Marvel le plus épique. Paradoxalement, pour contrebalancer le sérieux de l'ensemble, le film est aussi bourré d'humour souvent basé sur le décalage visuel et culturel entre le royaume du héros et notre monde.

Anthony Hopkins dans un film de super-héros, on aura tout vu... Et pourtant, ça fonctionne !

On a beaucoup reproché à la mise en scène de Kenneth Branagh de manquer d'originalité sur ce film. Personnellement, je la trouve particulièrement inspirée et elle joue beaucoup dans le côté épique du film, malgré quelques plans plus classiques (la chevauchée vers l'observatoire au début du film est à couper le souffle). Le tout est accompagné d'une bande-son de Patrick Doyle qui livre une partition aussi inégale que le film, avec des thèmes principaux de qualité, des passages épiques et d'autres plus facilement oubliables.

Tout comme Robert Downey Jr est Tony Stark dans Iron Man, Chris Hemsworth est Thor ! Physiquement, il en impose par sa carrure et son physique de Viking, et son interprétation et son charisme posent parfaitement le personnage, avec son côté courageux, arrogant et orgueilleux. Tom Hiddleston est lui-aussi excellent en frangin manipulateur et Anthony Hopkins en impose toujours autant, malgré un jeu moins inspiré que d'habitude, pour le personnage d'Odin. Natalie Portman, quand à elle se contente du strict minimum, son personnage étant traité très sommairement, mais ça reste toujours un plaisir de voir son joli minois à l'écran. Le casting est complété par d'excellents seconds rôles qui ont de la gueule et du charisme.

Le duo Portman/Hemsworth fonctionne bien, mais leur histoire d'amour n'est pas très crédible

Thor est finalement une excellente surprise, malgré un bilan en demi-teinte. S'il souffre d'un sérieux manque de rythme et de trop peu de scènes d'actions, ce nouveau film Marvel a au moins le mérite de présenter parfaitement le personnage en vue du mega cross-over Avengers, prévu pour l'année prochaine.

P.S : Encore un film avec une 3D stéréoscopique inutile qui n'apporte rien si ce n'est assombrir l'image. Aucune sensation de profondeur, aucun effet de relief. Dommage.

© Paramount Pictures France
David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
24Jan/110

Les Magiciens

Les Magiciens de Lev Grossman

J'aime lire pour m'évader de mon quotidien, vivre des aventures extraordinaires et explorer des mondes magiques aussi colorés que dangereux. Quentin, le héros des Magiciens de Lev Grossman a la même approche de la lecture.

Son quotidien est gris, sans intérêt et manque de piment. Voilà pourquoi il se réfugie dans la pratique de la prestidigitation où il est particulièrement doué et dans la lecture des Chroniques de Fillory, sorte de saga littéraire fictive à la Narnia, qu'il relit sans cesse depuis son enfance avec le rêve secret d'y vivre un jour ses propres aventures.

Bref, il a l'impression que sa vie est une perte de temps jusqu'au jour où il est sélectionné pour intégrer une école de magie. Mais attention, pas la magie avec les cartes et les lapins sortis du chapeau dont il est l'adepte, non. La vraie magie, celle des sorciers et des magiciens ! Le roman nous conte donc sa formation et sa vie dans ce nouveau monde magique.

Voilà un point de départ qui n'est pas sans rappeler Harry Potter et d'ailleurs les comparaisons et références à la saga du petit sorcier sont légions. On retrouve aussi un peu de Tolkien, de Narnia et d'autres œuvres plus ou moins connues et plus ou moins référencées.

Pourtant, malgré ses ressemblances, Les Magiciens n'est pas un nouveau Harry Potter ou tout du moins ne vise pas le même public. Le livre de Grossman est bien plus mature, plus sombre et plus réaliste. Il décrit une génération perdue dont la seule évasion à son morne quotidien réside dans le péché sous toutes ses formes et dont les rêves d'enfance restent la seule chose qui les rattache à leur vie et a la réalité.

Bien plus profond qu'il n'y parait, Les Magiciens dépeint des personnages réaliste et bourrés de défauts qui se cherchent et qui, malgré leurs extraordinaires compétences, ne parviennent pas à s'épanouir tant ils sont perdus.

Les Magiciens est un petit bijou, facile d'accès grâce à son style d'écriture fluide, un livre qui passionne malgré son rythme lent et sa longueur et dont la dernière partie, qui justifie à elle seule la lecture des centaines de pages qui la précède, est une véritable claque. Si vous aimez la fantasy qui sort de l'ordinaire et du classicisme habituel, plongez-vous dans la lecture de cette véritable incitation au rêve.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
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