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21Avr/124

Walking Dead Saison 2 – Episodes 8 à 13

Walking Dead Saison 2 - 2ème Partie par AMC

Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Les producteurs ont-ils finalement viré les scénaristes responsables d'une saison et demi de gâchis et de grand n'importe quoi? Le départ de Frank Darabont, qui occupait jusque-là le poste de showrunner, a-t-il été un déclic ?

Aussi étonnant et incroyable que ça puisse paraitre, cette deuxième partie de la saison 2 de Walking Dead est dans la continuité de l'excellent final de sa première moitié. Bon, attention, je ne dit pas que la série est excellente, loin s'en faut. Disons juste qu'il y a une sacré amélioration qualitative et que la série commence (enfin !) à devenir plutôt bonne, intéressante et plus fidèle à l'esprit du comic-book.

Comme je l'ai déjà expliqué dans mes critiques des épisodes précédents, ce qui faisait énormément défaut à Walking Dead c'était son écriture plus que foireuse à tous les niveaux. Les scénarios de ces six nouveaux épisodes ressemblent enfin à quelque chose, avec des intrigues qui avancent, lentement certes, mais on est bien loin du surplace permanent auquel on était habitué jusque-là.

Les épisodes deviennent du coup un peu plus rythmés, l'utilisation de nombreuses ellipses permettant d'éviter de s'attarder sur des évènement évidents, inutiles ou sans intérêt. Ajoutons à cela que les péripéties sont devenues plus réalistes et plus crédibles par rapport au contexte d'apocalypse. Finis les rebondissements ridicules et clichés qui n'ont d'autre but que de faire stagner l'histoire, un épisode de plus, et n'ont pas leur place dans une série sur les zombies ! Les dialogues, aussi, sont bien mieux écrits, servent l'intrigue, sont plus rythmés, plus intéressants et ne s'éternisent plus pendant des plombes pour faire passer des informations simples. On va à l'essentiel, sans tourner autour du pot et ça, ça fait du bien !

Dans cette deuxième partie de saison, on se réveille douloureusement...

Du coup, cette amélioration générale de l'écriture donne enfin de l'intérêt aux personnages qui se décident à se réveiller, après 13 épisodes de glandouille mentale. Les évènements du final du 7ème épisode de cette saison 2 les ont si profondément marqués qu'ils semblent tout juste comprendre l'étendue de la menace qui pèse sur eux au quotidien et commencent à agir en vrais survivants et non plus en touristes en visite à Disneyland !

Leurs relations évoluent et les comportements et réactions idiotes ont quasiment déserté leur quotidien. Seul deux irréductibles persistent dans leur bêtise, comme s'ils n'avaient pas senti passer la claque qui a ramené tous les autres à la réalité. Ainsi, Dale est toujours aussi donneur de leçon et suspicieux, faisant de cet ainé un type détestable alors qu'il est adorable dans la version papier. Lori, quand à elle, reste égale à elle-même et multiplie les actes illogiques et irréfléchis, ce qui ne cesse de la mettre en danger et oblige les VRAIS survivants à voler constamment à son secours ou à tacher de la réconforter. Une petite morsure ne lui ferait pas de mal...

... on fait encore quelques conneries...

Cependant, le plus gros changement semble être intervenu chez Rick. Plus présent, le personnage se met enfin en avant et assume son rôle de leader en faisant ses premiers choix difficiles. Finit l'ex-flic hagard, qui découvrait quotidiennement, avec une égale surprise, que la nature l'avait doté de dix doigts alors qu'il ne savait pas quoi en faire. A croire que le personnage, qui sortait du comas dans le pilote du show, vient tout juste de vraiment se réveiller ! On est encore loin de son homologue papier mais Rick Grimes commence enfin à ressembler à quelque chose. Plus violent, plus dur, plus froid, plus survivant quoi ! Peut-être un poil trop, d'ailleurs, tant la différence entre le type paumé qu'il était et le leader qu'il est devenu est importante.

Cet écart de personnalité général est d'ailleurs ce qui finit par desservir le personnage de Shane. En effet, alors qu'il avait une mentalité de survivant, jusque-là, il se change peu à peu en psychopathe, sans véritable raison apparente, comme pour justifier ce qui lui arrive au terme de la saison. Dommage de traiter ainsi l'un des seuls personnages qui avait été bien développé jusque-là. Dernier changement notable du côté d'Andrea qui étonne dorénavant par son sang froid et sa mentalité plus survivante. Tous ces changements de personnalités s'avèrent particulièrement déroutants au début tant la transition est abrupte, mais ils étaient clairement nécessaires.

... et on commence à économiser les balles et à se la jouer discret !

Cette seconde partie de saison 2 gomme la majeure partie des défauts que la série avait jusque-là. Walking Dead commence enfin à ressembler à la série tv qu'elle devrait être. Son final apocalyptique, bien qu'un peu expéditif par certains aspect, est dans la droite lignée de la version papier. Les dernières minutes annoncent d'ailleurs une saison 3 pleine de surprise et encore plus fidèle au comic-book. En clair, ça va trancher sec et c'est tant mieux !

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
18Mar/122

Walking Dead Saison 2 – Episodes 1 à 7

Walking Dead Saison 2 - 1ère Partie par AMC

J'ai vraiment été très déçu par la première saison de Walking Dead. Mal écrite, globalement mal jouée, mollassonne, trop éloignée de l'esprit du comic-book, on ne pouvait garder de cette saison 1 que son excellent pilote et ses zombies aux maquillages parfaits. Je suis un grand fan du comic-book de Robert Kirkman et, pourtant, j'ai longtemps attendu avant de me lancer dans cette nouvelle saison. Puisqu'elle a été coupée en deux parties, j'ai enchainé les 7 épisodes de la première moitié avant de me décider à écrire un article dessus.

Durant la production de cette nouvelle saison, admettant qu'ils s'étaient quand même un peu plantés (!) sur la saison 1, les producteurs n'ont jamais cessés de clamer qu'ils allaient faire mieux et porter la série à un tout autre niveau. Difficile de dire s'ils ont atteint le premier objectif, mais il est clair qu'ils ont atteint le second et pas forcément dans le bon sens du terme...

Franchement, il n'y a pas une grosse évolution par rapport à la saison précédente. Walking Dead est toujours aussi bourrée d’invraisemblances ou de situations ridicules. On a beau être en pleine apocalypse de zombies, difficile de justifier tous les problèmes et les coups durs subits par les personnages. Cette série est un parfait exemple de la Loi de Murphy ! Quoi que décident de faire les personnages, s'il y a le moindre truc qui peut foirer, on peut être sûr que ça va foirer ! Et même quand il n'y a aucune chance qu'il y ait un problème, tant ce qu'ils font est sans risque, les scénaristes trouvent quand même le moyen d'empirer les choses via des éléments perturbateurs surgis de nulle part.

L'attaque de la horde qui sert d'introduction à la saison s'éternise inutilement pendant près de 10 minutes !

Au fil des sept épisodes, on croise alors tout un tas de scènes de ce type et, si on peut admettre que tout ne se passe pas toujours comme prévu, vu le contexte, on en vient vite à être saoulé par ces rebondissements dignes de scénaristes débutants.

Malgré le fait qu'il leur arrive toutes les catastrophes possibles, les personnages n'en sont pas moins IDIOTS, n'ayons pas peur des mots. Chacun à alors son moment de gloire : comportements incompréhensibles, réactions exagérées ou à côté de la plaque, maladresses à la chaine, raisonnements pas crédibles, manques de prudence élémentaire (utilisation de véhicules bruyants et coups de feux à tout va, au risque d'alerter les zombies)... C'est bien simple, je crois n'avoir jamais vu des personnages aussi peu réalistes, aussi peu crédibles et surtout aussi peu attachants. Car, à force de les voir jouer les crétins, alors qu'on voit venir la tuile à dix kilomètres, on en vient à les détester et donc à prendre encore plus de détachement avec la série.

Shane a beau se la jouer gros fumier, son comportement est réaliste, vu le contexte

Restent encore à signaler l'abus de clichés et les dialogues mal écrits. Sans intérêt, ces derniers trainent bien trop souvent en longueur pour ne rien dire ou tournent  autour du pot, pendant des plombes, pour faire passer un message qu'on aurait pu comprendre en quelques phrases. Sans oublier les discussions qui ne servent littéralement à rien ou qui sont complétement en décalage avec ce qui se passe à l'écran. Par exemple, quelqu'un peut m'expliquer l'intérêt du clin d’œil à Portal ? Sérieux, les scénaristes ont douze ans ou quoi?!.

Même si les plus gros soucis et défauts de cette série sont à imputer aux scénaristes, les acteurs ne sont pas en reste. D'un épisode à l'autre, d'une scène à l'autre, certains personnages peuvent complétement changer de personnalité et passer du statut de figurant passif à celui d'imbécile heureux. Franchement, tous sont tellement dégourdis qu'on se demande comment ils ont fait pour survivre AVANT que l'apocalypse ne s'abatte sur l'humanité !

La scène du puits : le summum de la connerie de la part des scénaristes (et des personnages)

Seuls les personnages de Shane (disparu de la BD depuis longtemps) et Daryl (inexistant dans la BD...) se comportent de manière censée et multiplient les coups de sang contre les autres, comme pour essayer de les faire sortir de leur état apathique. Même Dale, l'ancien du groupe, devient carrément chiant, alors qu'il cherche sans arrêt à intervenir auprès des autres pour leur faire la morale. Le must étant quand il suspecte exagérément Shane alors qu'il n'a absolument aucune preuve de ce qu'il avance ! La palme du n'importe quoi revient sans doute à Andrea. Alors que son personnage était plutôt bien mené dans la saison 1, il multiplie ici les bourdes et les crises de panique, porté par une prestation surjouée de Laurie Holden. Heureusement, les nouveaux venus sont assez fidèles à leurs versions papier et donnent un peu d'air frais à l'ensemble.

La jolie Maggie, nouveau personnage de cette saison : j'ai vraiment peur du traitement qui lui sera réservé par la suite...

J'ai toujours un mal fou à comprendre le succès du show vu ses qualités réelles. Si on oublie le fait que c'est tiré d'un comic-book et qu'on regarde la série pour ce qu'elle est, Walking Dead reste une série TV très moyenne pour ne pas dire mauvaise. Bon, c'est sûr, c'est la seule avec des zombies dedans et ils sont plutôt bien fait, mais quand même ! Les spectateurs sont-ils aussi bêtes que les protagonistes pour encenser de la sorte une telle série? A croire qu'il suffit de mettre des zombies à l'écran pour plaire au plus grand nombre ! Dire qu'à une époque on critiquait en masse Lost, alors qu'elle était au moins 100 fois supérieure à Walking Dead à tous les niveaux ! (Ouais, je suis un peu dégouté, j'avoue...)

Le twist final de l'épisode 7 est juste énorme : ça c'est du Walking Dead !

Cette première partie de saison 2 est finalement tout aussi décevante que l'était la saison 1. Seules les dix dernières minutes sauvent un peu le tout, tant elles correspondent à ce que devrait ressembler la série en terme d'intensité dramatique. Reste à savoir si la saison va continuer dans ce sens, mais, comme je n'ai cessé de le répéter l'année dernière déjà, il serait vraiment temps de changer de scénaristes, en embauchant des professionnels pour commencer...

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
30Jan/122

[Dossier] Pourquoi j’aime les morts-vivants ?

Il y a quelques années, pas vraiment intéressé par les films de zombie et les films d'horreur en général, on peut dire que j'ai découvert le genre en passant par la grande porte. Dans la même journée j'ai enchaîné La Nuit des Morts-Vivants, Zombie et Le Jour les Morts-Vivants soit des références réalisées par l'homme qui a lancé le genre : George Romero. Captivé par l'ambiance et les relations entre les personnages, je n'ai pu m'arrêter de dévorer du zombie qu'une fois la pile de DVD épuisée ! Qu'est-ce qui justifie mon intérêt pour les morts-vivants ? En quoi les bons films de zombie nous font souvent davantage réfléchir qu'un film classique ? Quelles en sont les œuvres majeures et quel avenir attend ce type d'histoire ?

La fin du monde, bouleversement du quotidien

Les films de fin du monde font partie du cinéma depuis des décennies. On remarque qu'une grande majorité de films de ce genre mise sur le spectaculaire et les situations, avouons-le, invraisemblables. L'un des derniers exemple en date est le 2012 de Roland Emmerich. Si la première scène catastrophe prend vraiment aux tripes par son intensité, les autres manquent cruellement d'intérêt, chacune étant une surenchère de la précédente. La surprise passée on se rend compte que tout ça est un peu trop spectaculaire, que les personnages, sensés être des gens normaux, s'en sortent trop facilement, sont trop courageux et ont une personnalité clichée qui se limite souvent à leur rang social ou leur place au sein de la société.

On a fait le tour des fins du monde au cinéma, il faut donc innover, proposer quelque chose qui ne s'est jamais fait, choquer le spectateur pour le surprendre et le captiver. Certains l'ont compris, en témoigne La Guerre des Mondes de Spielberg qui met en scène des personnages banals qui n'ont pas le profil de héros et qui se retrouvent face à des situations extraordinaires. Sans être sanglante, chaque apparition des Tripodes du film choque le spectateur. Machines gigantesques, ils font du bruit, font trembler le sol sous leur pas, détruisent tout ce qui leur passe sous le nez et font des victimes par centaines.

Mais, plus encore que les scènes de destruction du film, ce que l'on retient c'est les relations entre les personnages et les émotions qui les animent. Une famille recomposée est au centre de l'intrigue et les frictions et divergences d'opinions entre les personnages les suivent tout au long du film. Rappelons aussi qu'une bonne moitié du film est un huis-clos au fond d'une cave entre Tim Robbins, Tom Cruise et Dakota Fanning et que c'est dans cette partie que l'on retrouve le plus de tension émotionnelle, le personnage de Robbins ayant une vision particulière sur la façon de gérer cette invasion.

Aujourd'hui, la fin du monde se doit d'être intimiste, à hauteur d'hommes, que ce soit en ce qui concerne le point de vue ou les émotions qui assaillent chacun d'entre eux et guident leurs choix et leur progression au sein de l'histoire.

Des survivants autour d'un poste de radio dans La Nuit des Morts-vivants de George Romero

Où je veux en venir ? Ce chemin que les films de fin du monde commencent à explorer, les films de zombies le foulent depuis leur naissance ! Les bons films de zombies (car il y en a plus de mauvais que de bons, il ne faut pas se leurrer) sont peuplés de monsieur-tout-le-monde qui mènent une vie banale, vont au boulot, ont des problèmes tout comme nous. Les personnages voient donc leur quotidien bouleversé par une apocalypse et n'ont d'autre choix que de devenir quelqu'un d'autre, d'avoir des comportements plus primaires pour assurer leur survie. Tout le monde se retrouve alors obligé de manipuler des armes, d'être plus méfiants que d'ordinaire, de fuir le danger voire, pire que tout, de commettre des meurtres.

On se met donc à la place des personnages, se demandant ce que nous ferions à leur place. Comme ils agissent rarement en héros on en vient à la conclusion qu'à leur place on agirait sans doute de la même manière. Du coup la curiosité nous fait rester jusqu'au bout du film pour savoir ce qu'il va leur arriver.

L'enfer c'est les autres

J'ai beau parler de fin du monde et d'apocalypse, jusqu'ici je n'ai pas encore traité du personnage du zombie en lui-même. Il y a une raison simple à cela : Ils ne sont que les catalyseurs de l'apocalypse. Leur apparition génère la panique, l'horreur, la violence, la folie. Ce n'est pas eux qui mettent en ruine des villes entières mais leurs habitants. Encore une fois c'est la faute à monsieur-tout-le-monde si notre univers sombre dans le chaos. Pour une personne qui va garder son calme face à la situation il y en aura vingts autres qui vont paniquer, hurler et provoquer des dommages physiques ou matériels !

Les tensions entre les survivants sont au cœur de L’Armée des Morts de Zack Snyder

Un parfait exemple du chaos généré par ce genre de situation est la scène d'introduction de L'Armée des Morts de Zack Snyder. On y voit une zone résidentielle littéralement s’enflammer et c'est à peine si les zombies apparaissent à l'image. Pourtant ils sont là. Tout le temps. Et c'est ça qui amène une telle ambiance aux survivals de morts-vivant. On ne les voit pas mais les personnages humains survivants, conscient de leur présence et des dangers qu'ils représentent, sont tendus, ont des réactions violentes et finissent par frôler la mort en prenant des risques.

Dans les bons films de zombies, les morts-vivants ne sont qu'un contexte, un prétexte, et restent en arrière-plan au profit du groupe de personnages qui tente de s'organiser au cœur du chaos. Le schéma classique de ce genre d'intrigue commence par la fuite puis la recherche d'un abri. Mais la découverte de cet abri ne signifie par pour autant que les personnages sont en sécurité. Il leur faut aussi chercher des provisions, des armes et des munitions et parfois grossir leurs rangs avec de nouveaux arrivants dont on ne connaît rien et sur lesquels il faudra garder un œil.

Quand il n'y aura plus de place en enfer...

Suite à un incident quelconque, très rarement expliqué dans les histoires du genre, une partie de l'humanité est contaminée et se change en morts-vivant, avant d'attaquer le reste de la population pour les dévorer et accessoirement les contaminer, afin qu'ils rejoignent les rangs des morts-vivants. Le problème des zombies c'est qu'ils ressemblent encore à des humains, malgré leur état de décomposition plus ou moins avancé. Et parfois ce zombie ressemble curieusement à l'un de vos proches dont vous êtes sans nouvelle depuis le début de l'apocalypse. Quand ça n'est pas un personnage qui subit la transformation carrément sous nos yeux, suite à une morsure ! Un terrible dilemme s'offre alors au personnage, face à une telle situation. Il doit éliminer la créature s'il veut survivre mais, en même temps, il n'ose pas tirer sur la personne qu'il a connu avant que le monde ne parte en vrille.

Les zombies sont lents, bêtes, ils sentent à des kilomètres mais ils sont surtout silencieux et terriblement nombreux. Il n'est pas rare de tomber nez-à-nez avec l'un de ces cadavres ambulants au détour d'un couloir. Il est là, tranquillement débout au milieu du passage et, comme ses semblables, il rode dans les parages sans but. Il faut alors se débarrasser de lui pour peu qu'il ne se soit pas déjà jeté sur vous. Trois possibilités s'offrent alors à vous :

- Esquiver, de loin la plus prisée et la plus recommandée, mais pour autant le danger de sa présence est toujours là et il y a peu de chances qu'il soit au même endroit la prochaine qu'il vous tombera dessus, puisqu'il va partir roder dans votre direction et se perdre quelque part où vous vous attendrez le moins à le trouver la prochaine fois.

- Pris de panique vous essayez de l'abattre. Une arme à feu parait la solution la plus sure. Certes, pour peu que, les mains tremblantes, vous arriviez à aligner son crâne, seule faiblesse pour assurer l'élimination de la créature, et à lui planter une balle dans la tête vous en serez débarrassé. Mais le coup de feu risque d'attirer bon nombre de ces congénères à l'ouïe fine multipliant le danger. Notez, par ailleurs, que vos munitions vont diminuer, proportionnellement au nombre croissant de mort-vivants. Allez savoir pourquoi...

- Gardant votre sang froid, vous décidez d'utiliser une arme silencieuse, en général de corps-à-corps, pour faire taire définitivement le monstre. N'importe quel objet du quotidien qui vous passe sous la main fera l'affaire (raquette de tennis, fer à repasser, chaise). A bout portant, les risques sont plus importants mais au moins vous n'avez plus à vous inquiéter de ce rôdeur ni des autres qui auraient pu accourir en cas de tapage.

Dans la série des 28 Jours Plus Tard mieux vaut savoir courir pour échapper aux infectés

Encore une fois, c'est l'humain qui est au centre des histoires de zombies. Ses choix et ses réactions face à des situations données guident sa destinée, font avancer l'intrigue et la rendent captivante. La crainte de voir mourir un personnage est alors constante, renforcée par le milieu hostile et les autres personnages, tous aussi imprévisibles les uns que les autres. L'Homme, face à une situation extraordinaire, qui se bat pour sa survie en tachant de préserver son humanité.

...les morts reviendront sur terre.

On l'a vu, ce qui m'intéresse dans les histoires de zombies ce n'est pas les effusions de sang et les scènes de cannibalisme. Oui, il y a du sang dans ce genre de films mais, puisque les morts-vivants sont mis en arrière-plan, ces scènes ne représentent qu'une infime partie du long-métrage. Bien sûr, face aux dangers encourus par les personnages, il est bien normal qu'à un moment ou un autre, une mauvaise analyse de la situation, un mauvais choix conduisent à la mort, souvent sanglante, d'un personnage. Il est d'ailleurs dommage que la violence graphique de ces histoires empêche un certain public de découvrir ces films captivants, reflets de la société et des comportements de chacun, face à une situation extrême. Surtout quand certains films de guerre ou policiers sont tout aussi violents si ce n'est plus ! Il Faut Sauver le Soldat Ryan n'a, par exemple, rien à envier au Jour des Morts-Vivants.

Les deux héros passablement attardés de Shaun of the Dead d'Edgar Wright

Les zombies reviennent à la mode depuis le début des années 2000. Ils sont maintenant rapides mais toujours aussi nombreux et on les appelle des infectés. L'Armée des Morts (Zack Snyder), que je regarde plusieurs fois par ans avec le même plaisir, ou les 28 Jours/Semaines Plus Tard (Boyle/Fresnadillo) font partie des bons films de zombies de ces dernières années. Dernièrement les deux [Rec] (Jaume Balagueró/Paco Plaza) ont poussé le concept plus loin avec la caméra subjective, mais on s'éloigne au final un poil du zombie original. On peut aussi y ajouter les parodiques Shaun Of The Dead et Bienvenue à Zombieland qui utilisent les clichés classiques du genre avec succès. Je ne peux que conseiller aussi les films de George Romero dont j'ai parlé au début : La Nuit des Morts-Vivants, Zombie et Le Jour des Morts-Vivants auxquels on peut ajouter Land Of The Dead et le suivant Diary Of The Dead (Je n'ai pas encore vu Survival Of The Dead, dernier opus en date). Bien que moins fins et plus blockbusters que la trilogie originale, ceux-ci apportent des idées intéressantes et dispensent toujours des messages sur les dérives de la société contemporaine.

Suivant l'effet de mode, les jeux vidéos se multiplient sur le thème, mais le seul parvenant véritablement à retirer l'ambiance de ce genre de film et l'aspect social reste pour moi la série des Left 4 Dead de Valve. Quatre joueurs, face à des hordes d'infectés, qui s'entraident pour progresser d'un abri à un autre. Bien sûr, on est plus proche d'un film d'action que d'un survival, comme au cinéma, mais en attendant un hypothétique "jeu de survie durant une apocalypse zombie" où l'aspect survie n'aura d'égal que l'ambiance étouffante du milieu, c'est ce qui se fait de mieux.

Car c'est du côté des développeurs indépendants qu'il faut se tourner pour trouver des jeux qui osent effleurer l'aspect survie et menace zombie. Là-aussi, on trouve de tout. Certains regorgent de bonnes idées, d'autres ont peu de qualités mais apportent une poignée de mécaniques inexploitées et pourtant essentielles pour ce genre de jeu. Certains sont aussi payants et d'autres gratuits. J'ai d'ailleurs déjà présenté l'un d'entre eux, le fameux Rogue Survivor, qui reste à ce jour et à mes yeux, le meilleur représentant vidéo-ludique de la race des "survival zombie". Récemment un autre projet a émergé du lot : Project Zomboid. Développé par une petite team de passionnés, ce jeu encore en développement propose d'excellentes idées et promet énormément dans l'avenir.

Project Zomboid, un jeu indépendant qui promet

La littérature, quand à elle, est plutôt avare dans le genre. On a bien sûr les très connus Guide de Survie en Territoire Zombie et World War Z de Max Brooks. Si le premier est assez dispensable car plus Guide de Survie que En Territoire Zombie, le second est un vrai bijou. Alternant les points de vue sur une apocalypse de zombie qui a duré des années, chaque personnage raconte une étape précise des événements dont il a été un témoin plus ou moins direct. On y traite de politique, de stratégie militaire ou simplement de la survie, bref, c'est un véritable portrait contemporain de l'humanité qui trouve écho dans l'actualité. N'oublions surtout pas Je Suis une Légende de Richard Matheson, véritable chef-d'œuvre et précurseur du genre, même si les morts-vivants sont ici des vampires. J'ai aussi lu Un Horizon de Cendres de Jean-Pierre Andrevon qui, malgré un début lent, devient une vrai histoire de zombie dans sa dernière partie. Chroniques de l'Armageddon de J.L. Bourne s'est aussi avéré être une très bonne surprise. Même si l'auteur s'attarde peu sur l'aspect humain et les émotions des personnages, son traitement très réaliste de cette fin du monde et des événements auxquels se retrouvent confrontés les personnages font de ce livre un de mes préférés dans le genre : je l'ai dévoré en un week-end et ne pouvait pas m'arrêter, tant c'était prenant.

Les histoires de zombies partent d'une infection et quand on voit la psychose provoquée par certaines maladies ces dernières années (la grippe H1N1 dernièrement), on comprend pourquoi le cinéma, et l'art en général, s'intéressent à ce type d'histoire. Les gens aiment se faire peur et plus cette peur colle à leur quotidien, plus ils aiment ça. Pour ceux ayant lu ce dossier jusqu'ici, mais, malgré tout, toujours frileux à l'idée de regarder un film avec des zombies cannibales, dont la présence est, je le rappelle, mineure par rapport au reste du film, vous pouvez toujours vous tourner vers l'excellent Infectés sorti en 2010 et dont j'ai fait une critique ici. Vous y retrouverez tout ce qui rend les films de morts-vivants intéressants sans... les morts-vivants.

Walking Dead

Il me parait impensable de terminer ce dossier sans parler du monument qu'est le comic-book Walking Dead de Robert Kirkman. Pourquoi ne pas l'avoir évoqué plus tôt ? Simplement parce que ce comics est une véritable synthèse de l'histoire de zombies ! Son créateur a pris tout ce qui rend ces histoires si intéressantes et en a fait l'histoire de zombie ultime. Les personnages "humains" face à une situation qui les dépasse qui s'allient pour survivre le plus longtemps possible. Simple mais efficace et diablement prenant !

Le quotidien des survivants de Walking Dead

D'ailleurs, s'il n'y a qu'une seule histoire de zombies à suivre, à l'heure actuelle, tous médias confondus, c'est bien celle-ci, tant la qualité de son écriture et l'évolution de son intrigue frisent la perfection. Les surprises se succèdent, les personnages vont et viennent, survivent et meurent, et leurs personnalités et leur relations complexes évoluent sans cesse. Le must de cette BD c'est, qu'alors que les films de zombies se terminent forcément au bout de deux heures, laissant rarement les protagonistes en bonne posture, Walking Dead continue et les climax scénaristiques, qui en général clôturent les films du genre, se multiplient pour relancer à chaque fois l'intrigue vers quelque chose de nouveau et mettre les personnages dans des situations inédites tout en restant toujours crédible et réaliste.

Quatorze tomes sont déjà parus en France chez Delcourt et une série TV, dont j'ai déjà parlé ici, a débuté l'année dernière sur AMC. J'ai d'ailleurs moyennement apprécié la première saison qui s'est montré très décevante et pas du tout à la hauteur du comic-book. Je devrais commencer prochainement à regarder la deuxième mais, d'après les premiers échos, ça s'annonce toujours dans la même veine.

Après avoir cartonné dans les années 70-80, le zombie a disparu des écrans avant de faire un retour en force dans les années 2000. Devenu une véritable icône de la culture populaire, le zombie a depuis gagné sa place parmi les bestioles qui hantent les cauchemars et les écrans, aux côtés des monstres de l'espace et autre créatures génétiquement modifiées. Autant dire que, malgré son état de décomposition avancée, le zombie n'a pas encore fini de faire parler de lui !

Ce dossier est dédié à Funfab pour m'avoir fait goûter aux zombies la première fois. 😉

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
Remplis sous: Dossier 2 Commentaires
28Jan/122

Questions Cinéma/TV 2011

Tout comme mon Top des films vus au cinéma, j'ai aussi pris l'habitude, depuis quelques années, de répondre, à titre personnel, à un petit questionnaire trouvé un jour sur le net. On s'amuse ensuite à comparer les réponses entre amis, pour voir ce qui a marqué les autres. Ça ne sert à rien, tout comme le top 10, mais ça nous amuse et ça nous permet de nous remémorer un peu ce qu'on a vu cette année sur petit et grand écran.

Des questions simples, variées mais pas toujours évidentes. Si l'idée et le défi (car c'en est un, finalement) vous tente, je mettrais en commentaire la liste des questions. Vous n'aurez qu'à les copier-coller dans un commentaire et y ajouter vos réponses. Réponses brèves avec une petite explication, si vous le souhaitez. Pas de spoilers, svp. Si votre réponse révèle un événement d'importance, restez vague, pour que seuls ceux qui ont vu l’œuvre comprennent la réponse (voir ma réponse à la question "une mort ?", pour l'exemple). J'ai deux réponses avec des spoilers mineurs mais qui peuvent gâcher la surprise : surlignez là où c'est vide pour les lire.

Notez que les réponses autorisées couvrent uniquement les films et séries TV sortis en 2011.

Un Film ? X-Men - Le Commencement

Une histoire d'amour ? Aung San Suu Kyi & Michael Aris dans The Lady

Un sourire ? Jean Dujardin (Ce mec a toujours la pêche !)

Un regard ? Olivia Wilde (Envoutante)

Un acteur ? Michael Fassbender (Quel charisme et quelle prestance ! Un mec à suivre avec attention)

Une actrice ? Elle Fanning (12 ans et elle a réussi à me mettre les larmes aux yeux dans Super 8 !)

Un clown ? Jean Dujardin dans The Artist

Un début ? Transformers 3 (Le mélange Course à l'Espace/Univers des Transformers est parfaitement maitrisé)

Une fin ? Le final de The Thing, qui boucle directement avec le début du film de Carpenter

Un coup de théâtre ? La révélation de la véritable identité du Doomsday Killer dans Dexter Saison 6 (Même si la saison est très moyenne)

Un générique ? Le générique d'intro de Game Of Thrones (Tout simplement magnifique ; je l'ai regardé à chaque fois en entier)

Une scène-clé ? César qui grandit parmi les séquoias dans La Planète des Singes - Les Origines (Une scène magnifique qui m'a définitivement fait entrer dans le film)

Un plaisir coupable ? Real Steel (J'ai vraiment beaucoup aimé ce film, sans trop savoir pourquoi)

Un film que tu es le seul à connaître ? The Silent House (Sorti un peu de nulle part. J'y suis allé pour la technique, uniquement)

Un gag ? Le caméo de Wolverine dans X-Men - Le Commencement

Un fou rire ? La session d'exorcisme dans Insidious (Ridicule et effrayante à la fois)

Une mort ? L’exécution de la fin du 9ème épisode de Game Of Thrones

Une scène de cul ? Natalie Portman et Mila Kunis dans Black Swan

Une réplique ? "Allez vous faire enculer tous les deux !" X-Men - Le Commencement (spoilers donc voir le gag pour plus de précisions)

Un film français ? The Artist (Spécial mais excellent. Dujardin en lice pour les Oscars ?)

Un effet gore ? Les transformations bien crade du monstre de The Thing

Une fusillade ? Transformers 3 (Pas de scène en particulier, puisque ça pète dans tous les sens)

Un beau gâchis ? Pirates des Caraïbes 4 - La Fontaine de Jouvence (What the fuck ?!)

Un traumatisme ? Insidious (Un film de fantôme qui s'assume jusqu'au bout, ça marque forcément)

Un baiser ? Ryan Gosling et Carey Mulligan dans l'ascenceur dans Drive (Un des plus beaux baisers que j'ai pu voir dans un film)

Une chanson ? Sweet Dreams (Are Made Of This) par Emily Browning dans Sucker Punch (Une douce voix qui met direct dans l'ambiance)

Une belle frousse ? Insidious (Enfin un vrai film qui fait sursauter, en utilisant pourtant les vieilles ficelles du genre)

Un monstre ? Le démon d'Insidious (Classique mais bien dérangeant)

Une petite larme ? Le combat final de Real Steel (Fort, beau, puissant, émouvant : excellente surprise)

Un frisson ? Le premier mot de César dans La Planète des Singes - Les Origines (Oh putain ! Je ne m'y attendais absolument pas !)

Un personnage secondaire ? Le personnage d'Evangeline Lilly dans Real Steel (Difficile de pas tomber sous le charme)

Une danse ? Natalie Portman dans Black Swan

Une bande originale ? Real Steel (Je l'écoute en boucle, sans me lasser, et je ne sais pas pourquoi)

Un compositeur ? Les Daft Punk (Leur boulot sur TRON L'Héritage est fantastique et la BO a tourné pendant un moment cette année)

Un fantasme ? Source Code (Huit minutes en boucle avec Michelle Monaghan...)

Un somnifère ? The Tree Of Life (C'est beau mais qu'est-ce qu'on se fait ch... !)

Une récente découverte ? Jessica Chastaing (Quelle beauté !)

Un cinéaste ? Nicolas Winding Refn (Pour la mise en scène virtuose de Drive)

Un deuxième cinéaste ? Tom Hooper (Le Discours d'un Roi est un modèle de mise en scène)

Un troisième allez ? Joseph Kosinski (Ou comment donner la classe à des persos en costume ridicule dans TRON L'Héritage)

Un plan-séquence ? La course-poursuite au moyen-orient dans le Tintin de Spielberg (Sans doute le plan-séquence le plus déjanté que j'ai pu voir)

Un artiste que vous aimez détester ? Terrence Malick (Pour son Tree Of Life bien space)

Un artiste sous-estimé ? Luc Besson (Il prouve avec The Lady qu'il peut faire de grands films)

Un artiste surestimé ? Johnny Depp (T'en a trop fait dans Pirates des Caraïbes 4, mec)

Un souvenir de cinéma qui hante ? La virée en moto à la fin de TRON L'Héritage (Un lever de soleil, une Olivia Wilde rayonnante et la musique des Daft Punk : une fin d'une sobriété exemplaire)

Un rêve ? Les 15 dernières minutes de X-Men - Le Commencement (Hallucinant ! J'aurais jamais cru voir ça au cinéma !)

Une belle rencontre d'acteurs ? Matt Damon, Kate Winslet, Marion Cotillard, Gwyneth Paltrow, Jude Law, Laurence Fishburne dans Contagion

Une révélation ? Ryan Gosling (Je le croyais pas aussi talentueux)

Un choc ? L'accident de train de Super 8 ("Oh putain !")

N'hésitez pas à poster vos réponses en commentaires !

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
6Jan/120

Mission : Impossible – Protocole Fantôme

Mission : Impossible - Protocole Fantôme de Brad Bird

Depuis quelques années, Tom Cruise est de nouveau régulièrement à l'affiche, après ses déboires religieux qui ont fait polémique et l'ont tenu éloigné des caméras. Malgré ses 49 ans, l'acteur reste égal à lui-même : charismatique, talentueux, crédible et casse-cou.

Mission : Impossible - Protocole Fantôme est le quatrième volet des films tirés de la célèbre série TV. Cruise y endosse à nouveau le rôle de l'agent secret Ethan Hunt, 5 ans après l'excellent M:I:III de J.J. Abrahms.

Le film de Brad Bird s'inscrit dans la continuité de son prédécesseur et propose une succession de scènes d'actions bien trouvées, bien menées et justifiées par un scénario d'espionnage classique mais efficace.

"Classique mais efficace" pourrait d'ailleurs parfaitement résumer tous les aspects de ce Mission Impossible. Car, si le film n'innove pas beaucoup, par rapport à ce qui a déjà été vu dans le genre, l'ensemble se laisse regarder avec plaisir.

MI4 c'est donc de l'action, mais aussi des gadgets, du suspense et de l'humour. C'est en effet le premier film de la franchise à présenter autant de gags ou de situations cocasses, malgré le contexte sérieux qui les entoure. La présence parmi les têtes d'affiche de l'excellent Simon Pegg n'y est sans doute pas étrangère. L'acteur anglais s'en sort d'ailleurs très bien, lui qui ne nous a pourtant pas habitués à des rôles aussi sérieux.

Dans MI4, Simon Pegg est un excellent... tireur ?

A ses côtés on retrouve donc l'excellent Tom Cruise, au sommet de sa forme, dans tous les sens du terme. Jamais l'acteur n'a paru en aussi bonne condition physique que dans ce film : musclé, séducteur, comique, quelles que soient les situations, il s'en sort avec les honneurs, surtout quand on sait qu'il a réalisé lui-même ses cascades !

L'équipe d'agent secrets est complétée par la star montante Jeremy Renner, qui reste toujours aussi prometteur, et par Paula Patton, dont le jeu reste classique, mais qui parvient à insuffler une touche de glamour.

En haut de la plus grande tour du Monde, Tom Cruise est forcément au sommet de sa forme !

Bien filmé, rythmé, proposant des scènes d'actions originales saupoudrées d'humour, ce MI4 est une excellente surprise dont la principale qualité est de montrer à quel point Tom Cruise peut être bon acteur, qu'importent ses convictions.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
29Sep/111

Game Of Thrones

Game Of Thrones par HBO

Game Of Thrones est l'une des séries TV que j'attendais le plus cette saison. Après la déception Walking Dead, je plaçais tous mes espoirs dans cette adaptation de l’œuvre de George R. R. Martin et croisait les doigt pour qu'elle soit aussi réussie que le bouquin. Cette première saison composée de dix épisodes adapte le premier tome de la saga. Le Trône de Fer étant une œuvre dense, complexe et avec une multitude de personnages, sa transposition à l'écran s’avérait assez compliquée au premier abord.

Difficile de se laisser entraîner par la série durant les premiers épisodes ; Il faut alors présenter tout un univers à la fois crédible et complexe mais qui reflète avec réalisme l'époque moyenâgeuse et les intrigues qui pouvaient s'y dérouler. Les personnages sont aussi extrêmement nombreux et il me semble qu'aucun d'entre eux n'a été oublié, même dans les seconds-rôles, ce qui devrait ravir les fans mais compliquer la tâche des novices.

Game Of Thrones est une excellente adaptation. On y retrouve bien l'ambiance et les événements du livre et ce malgré les nombreuses coupes dans le scénario d'origine. Face à un pavé de plus de 800 pages, on doit forcément s'attendre à faire l'impasse sur certains passages ou certaines intrigues. Curieusement, dans l'ensemble, il y a assez peu de passages supprimés, les scénaristes privilégiant les raccourcis. Ceux-ci étant alors de deux formes.

Tout d'abord, les nombreux et longs voyages des protagonistes sont purement et simplement zappés pour aller directement à l'essentiel et aux événements qu'ils croisent sur leur chemin. Pour le coup, la série y gagne énormément en rythme et l'intrigue avance lentement mais sûrement au fil des épisodes. Le seul défaut de ces raccourcis est que l'on a bien du mal à avoir une quelconque notion du temps qui passe entre deux étapes.

Peter Dinklage, hallucinant en Tyrion Lannister

Le deuxième type de raccourcis scénaristique a pour but de faire passer des informations d'importance, tirées du livre, par le biais de dialogues ou de monologues écrits spécialement pour la série. Dans l'ensemble, ces scènes inédites sont bien pensées et font correctement passer le message mais certaines sont aussi assez maladroites voire ratées tant elles semblent trop téléphonées.

HBO a mis les grands moyens avec Game Of Thrones. Que ce soit au niveau des décors, des costumes, des effets spéciaux, des maquillages ou du nombre de figurants, tout concoure à faire de la série une extraordinaire fresque qui n'a rien à envier aux plus grands films de cinéma. Il faut aussi ajouter à cela une bande originale de grande qualité et un générique absolument superbe qu'on ne se lasse pas de regarder, d'autant plus qu'il change selon les épisodes.

Le casting quand à lui est un véritable sans faute même s'il est composé d'une grande majorité d'inconnus. Des personnages principaux aux seconds rôles quasi-figurants, chacun incarne à merveille son personnage (Mention spéciales aux enfants.) Pourtant, j'avoue que les acteurs et actrices sont, pour la plupart, loin de ressembler physiquement à l'image que je m'en faisais. Mis à part Sean Bean en Ned Stark et Nikolaj Coster-Waldau parfait en Jaime Lannister, j'ai eu bien du mal à m'habituer aux visages de chacun, même s'ils ont fini par s'imposer.

L'évolution du personnage de Daenerys est passionnante

On n'aurait pas pu rêver meilleure adaptation de l’œuvre de Martin tant le respect pour le travail de l'auteur transparait à travers chaque scène. Violente, épique, sans concession, bourrée de rebondissements et de cliffhangers, cette première saison transmet à merveille les sensations du bouquin et permet au spectateur novice de découvrir cet univers, même s'il doit sacrément s'accrocher dans la première moitié de la saison. Tout juste pourra-t-on lui reprocher sa facilité à user et abuser de scènes de sexe alors que ça n'est pas toujours justifié.

Avec son final aussi puissant que dans le livre, quoi qu'un peu trop sous-entendu tout au long des dix épisodes, Game Of Thrones promet de marquer durablement le petit écran pour peu que la série garde cette qualité. Vivement la saison 2 !

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
27Sep/110

Star Wars – Episode XXV – Le Réveil du Fan

Je suis fan de Star Wars depuis que je suis gamin mais j'avoue avoir un peu laissé de côté la lointaine galaxie depuis la moitié de la première saison de la série animée The Clone Wars, que j'aimais beaucoup regarder (diffusion foireuse sur la TNT, j'ai loupé quelques zodes et je n'ai jamais rattrapé). Ça ne m'empêche pas de toujours garder un œil sur cet univers. Je continue de remplir mes étagères avec des bouquins ou des BD en me jurant de les lire un de ces jours ; je vais faire une de ces cures de Star Wars, un jour ! (misons plutôt sur une bonne année non-stop, vu le retard !).

Bref, je raconte ma vie, je sais... La saga est sortie en Bluray il y a quelques jours et je me tâte encore pour savoir si je vais l'acheter ou pas, vu que je l'ai déjà en DVD. C'est dans ce contexte qu'aujourd'hui, en faisant les magasins, je passe au rayon Bluray, histoire de jeter un œil à ce fameux coffret qui me fait tant douter. Et là, je reste en extase sur une séquence vidéo hallucinante qui réveille en moi cette âme de fan mise en hibernation depuis plus d'un an. Bon ça date de juin 2011 mais j'étais un peu passé complétement à côté, surtout vu le peu d'intérêt généré par l'E3 cette année. Voilà la coupable :

Comme vous l'aurez sans doute remarqué, il s'agit de l'introduction du futur MMO de la licence, The Old Republic, prévu pour la fin de l'année. Bon sang, qu'est-ce que c'est beau ! Et je ne parle pas que de la qualité graphique de l'image au photo-réalisme hallucinant. La mise en scène est parfaitement lisible avec ses magnifiques ralentis et ses plans icôniques qui subliment les personnages et leur filent terriblement la classe. Et je ne parle pas des chorégraphies des combats au sabre-laser qui sont justes fantastiques et parviennent encore à innover malgré tout ce qui a déjà été fait sur la saga (deux sabre double, mais jusqu'où va-t-on aller ?!). Rarement la saga n'a été aussi épique et puissante que dans cette vidéo !

Tout ça pour dire, qu'en plus de me donner envie plus que jamais de me replonger dans l'univers de Lucas, cette vidéo me permet aussi de rêver d'une chose. J'ai beaucoup aimé la série animée The Clone Wars, tout du moins les 12 premiers épisodes que j'ai pu voir, mais une série un peu plus réaliste, mature et sombre serait absolument géniale. A quand une série TV Star Wars, en live ou d'animation, avec cette qualité aussi bien dans le visuel que dans le contenu et la mise en scène ? Peu importe l'époque choisie. Que ce soit avant, après ou entre les épisodes ciné, ou bien des adaptations des nombreux romans parus, peu importe. Mr. Lucas, je veux du Star Wars sombre et épique ! (merci d'avance)

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
15Déc/102

Walking Dead – 1×06 – TS-19

Après une excellente scène de pré-générique qui revient aux premiers instants du show, cet épisode bien que particulier permet d'en apprendre encore davantage sur la contamination à l'origine de la transformation en mort-vivant. Pas de grandes révélations certes, comme dans la plupart des films du genre, mais un constat terrible qui augure du pire pour le futur des personnage et du monde dans lequel ils évoluent.

Ce petit break permet aux personnages de résoudre les problèmes qui les rongent depuis quelques épisodes. La perte d'un être cher et le rejet de l'affection d'un autre peuvent faire perdre tout espoir dans ce monde sans avenir. La fin de l'épisode et de la saison pose d'ailleurs la question : "Doit-on continuer à se battre pour survivre ?". Une problématique crédible dans ce genre de situation et assez bien traitée.

Le final explosif permet de se débarrasser de personnages inédits pour nous rapprocher encore davantage du comic-book. La saison s'achève donc sans grosse révélation ni insoutenable cliffhanger laissant nos héros prendre la route vers leur sombre avenir.

Bilan post-apocalyptique

Après 6 épisodes, c'est l'heure du bilan. Autant le dire tout de suite, après un pilote excellent et fidèle au comics, les scénaristes ont décidé de s'éloigner de celui-ci pour raconter de l'inédit et c'est bien moins intéressant que la version papier. Même si elle reste une série sympathique avec des zombies techniquement parfaits, Walking Dead est un show sans rythme, mal écrit, brouillon, globalement mal joué, manquant de crédibilité et de réalisme dans les situations ou les réactions des personnages et surtout cliché.

J'ai toujours du mal à comprendre les critiques dithyrambiques de la presse et du public vu la qualité réelle de l'œuvre. Soit ces gens sont des fans absolu des zombies et adorent tout ce qui sort sur le sujet sans même prendre un peu de recul, soit ces gens n'ont jamais vu de série tv bien écrite et rythmée comme on en voit depuis les années 2000. Je fais souvent référence à Lost dans mes critiques mais il suffit de jeter un œil à n'importe quel épisode de cette série, même  un des plus mauvais, pour voir qu'elle est mieux écrite que Walking Dead !

Même Jericho qui traitait aussi de survie après une apocalypse était mieux foutue et pourtant la série a été annulée après une vingtaine d'épisodes. A trop vouloir s'éloigner de son support d'origine pour mieux intéresser ses fans, Walking Dead perd ce qui faisait la qualité de la BD à savoir des personnages normaux et humains, auxquels tout le monde peut s'identifier, confrontés à des problèmes de survie basiques et des choix moraux qui les changent irrémédiablement au fil des tomes. Pourquoi cette fixation sur les minorités ethniques ? Black et latinos sont confrontés aux rednecks racistes. Tout ce petit monde passe son temps à gueuler l'un sur l'autre et sur ceux qui les entourent. Du coup l'histoire stagne, s'embourbe.

"Vite, fuyons cette intrigue inédite sans intérêt et en route pour la saison 2 !"

Il faudrait vraiment que les scénaristes du show d'AMC comprennent que le danger dans Walking Dead ne vient pas de types armés ou des zombies mais bien des survivants eux-même dont les réactions imprévisibles face à cette situation extrême peuvent faire d'eux de véritables monstres. Pourquoi confronter sans cesse les survivants à des porte-flingues plus ou moins psychopathes ? Pas besoin de grand méchant dans l'immédiat ! Si la série dure assez longtemps, le Gouverneur et ses hommes se chargeront largement de remplir ce rôle et marqueront davantage la série et les esprits.

En 6 épisodes, il y avait largement de quoi adapter entièrement le tome 1. Là on en est à peine aux deux-tiers. A ce rythme là on en a pour 30 saisons pour arriver au niveau actuel de la BD et encore si la série tient jusque-là ! Car si les spectateurs finissent par se rendre compte qu'on se fout un peu d'eux en leur racontant des histoires classiques et sans intérêt, la série pourrait bien ne pas dépasser les 2 saisons. Vu comment se termine celle-ci, les scénaristes ont largement la possibilité de se remettre dans le droit chemin et de suivre la BD. Espérons que la saison 2 sera meilleure que sa grande sœur car il serait dommage que Walking Dead ne meure prématurément vu son énorme potentiel.

Cet épisode bien que particulier permet d'en apprendre encore davantage sur la contamination à l'origine de la transformation en mort-vivant. Pas de grandes révélations certes, comme dans la plupart des films du genre, mais un constat terrible qui augure du pire pour le futur des personnage et du monde dans lequel ils évoluent.

Ce petit break permet aux personnages de résoudre les problèmes qui les rongent depuis quelques épisodes. La perte d'un être cher et le rejet de l'affection d'un autre peuvent faire perdre tout espoir dans ce monde sans avenir. La fin de l'épisode pose d'ailleurs la question : "Doit-on continuer à se battre pour survivre ?". Une problématique crédible dans ce genre de situation et assez bien traitée.

Le final explosif permet de se débarasser de personnages inédits pour nous rapprocher encore davantage du comic-book. La saison s'achève donc sans grosse révélation ni insoutenable cliffhanger laissant nos héros prendre la route vers leur sombre avenir.

Après 6 épisodes, c'est l'heure du bilan. Autant le dire tout de suite, après un pilote excellent et fidèle au comics, les scénaristes ont décidé de s'éloigner pour raconter de l'inédit et c'est bien moins intéressant que la version papier. Même si elle reste une série sympathique avec des zombies techniquement parfaits, Walking Dead est un show sans rythme, mal écrit, brouillon, globalement mal joué, manquant de crédibilité et de réalisme dans les situations ou les réactions des personnages et surtout cliché.

J'ai toujours du mal à comprendre les critiques dythirambiques de la presse et du public vu la qualité de l'oeuvre. Soit ces gens sont des fans absolu des zombies et adorent tout ce qui sort sur le sujet sans même prendre un peu de recul, soit ces gens n'ont jamais vu de série tv bien écrite et rythmée comme on en voit depuis les années 2000. Je fais souvent référence à Lost dans mes critiques mais il suffit de jeter un oeil à n'importe quel épisode de cette série, même les plus mauvais, pour voir qu'elle est mieux écrite que Walking Dead.

Même Jericho qui traitait aussi de survie après une apocalypse était mieux foutue et pourtant la série a été annulée après une vingtaine d'épisodes. A trop vouloir s'éloigner de son support d'origine pour mieux intéresser ses fans, Walking Dead perd ce qui faisait la qualité de la BD à savoir des personnages normaux et humains auxquels tout le monde peut s'identifier confrontés à des problèmes de survie basique et des choix moraux qui les changent irrémédiablement au fil des tomes. Pourquoi cette fixation sur les minorités ethniques ? Black et latinos sont confrontés aux rednecks racistes. Tout ce petit monde passe son temps à gueuler l'un sur l'autre et sur ceux qui les entourent. Du coup l'histoire stagne, s'embourbe.

Il faudrait vraiment que les scénaristes du show d'AMC comprennent que le danger dans Walking Dead ne vient pas de types armés ou des zombies mais bien des survivants eux-même dont les réactions imprévisibles face à cette situation extrême peuvent faire d'eux de véritables monstres. Pourquoi confronter sans cesse les survivants à des porte-flingues plus ou moins psychopathe ? Pas besoin de grand méchant dans l'immédiat ! Si la série dure assez longtemps, le Gouverneur et ses hommes se chargeront largement de remplir ce rôle et marqueront davantage la série et les esprits.

En 6 épisodes, il y avait largement de quoi adapter entièrement le tome 1. Là on en est à peine aux deux-tiers. A ce rythme là on en a pour 30 saisons pour arriver au niveau de la BD et encore si la série tient jusque-là ! Car si les spectateurs finissent par se rendre compte qu'on se fout un peu d'eux en leur racontant des histoires classiques et sans intéret, la série pourrait bien ne pas dépasser les 2 saisons. Vu comment se termine celle-ci, les scénaristes ont largement la possibilité de se remettre dans le droit chemin et de suivre la BD. Espérons que la saison 2 sera meilleure que sa petite soeur car il serait dommage que Walking Dead meurre prématurément vu son énorme potentiel.Cet épisode bien que particulier permet d'en apprendre encore davantage sur la contamination à l'origine de la transformation en mort-vivant. Pas de grandes révélations certes, comme dans la plupart des films du genre, mais un constat terrible qui augure du pire pour le futur des personnage et du monde dans lequel ils évoluent.

Ce petit break permet aux personnages de résoudre les problèmes qui les rongent depuis quelques épisodes. La perte d'un être cher et le rejet de l'affection d'un autre peuvent faire perdre tout espoir dans ce monde sans avenir. La fin de l'épisode pose d'ailleurs la question : "Doit-on continuer à se battre pour survivre ?". Une problématique crédible dans ce genre de situation et assez bien traitée.

Le final explosif permet de se débarasser de personnages inédits pour nous rapprocher encore davantage du comic-book. La saison s'achève donc sans grosse révélation ni insoutenable cliffhanger laissant nos héros prendre la route vers leur sombre avenir.

Après 6 épisodes, c'est l'heure du bilan. Autant le dire tout de suite, après un pilote excellent et fidèle au comics, les scénaristes ont décidé de s'éloigner pour raconter de l'inédit et c'est bien moins intéressant que la version papier. Même si elle reste une série sympathique avec des zombies techniquement parfaits, Walking Dead est un show sans rythme, mal écrit, brouillon, globalement mal joué, manquant de crédibilité et de réalisme dans les situations ou les réactions des personnages et surtout cliché.

J'ai toujours du mal à comprendre les critiques dythirambiques de la presse et du public vu la qualité de l'oeuvre. Soit ces gens sont des fans absolu des zombies et adorent tout ce qui sort sur le sujet sans même prendre un peu de recul, soit ces gens n'ont jamais vu de série tv bien écrite et rythmée comme on en voit depuis les années 2000. Je fais souvent référence à Lost dans mes critiques mais il suffit de jeter un oeil à n'importe quel épisode de cette série, même les plus mauvais, pour voir qu'elle est mieux écrite que Walking Dead.

Même Jericho qui traitait aussi de survie après une apocalypse était mieux foutue et pourtant la série a été annulée après une vingtaine d'épisodes. A trop vouloir s'éloigner de son support d'origine pour mieux intéresser ses fans, Walking Dead perd ce qui faisait la qualité de la BD à savoir des personnages normaux et humains auxquels tout le monde peut s'identifier confrontés à des problèmes de survie basique et des choix moraux qui les changent irrémédiablement au fil des tomes. Pourquoi cette fixation sur les minorités ethniques ? Black et latinos sont confrontés aux rednecks racistes. Tout ce petit monde passe son temps à gueuler l'un sur l'autre et sur ceux qui les entourent. Du coup l'histoire stagne, s'embourbe.

Il faudrait vraiment que les scénaristes du show d'AMC comprennent que le danger dans Walking Dead ne vient pas de types armés ou des zombies mais bien des survivants eux-même dont les réactions imprévisibles face à cette situation extrême peuvent faire d'eux de véritables monstres. Pourquoi confronter sans cesse les survivants à des porte-flingues plus ou moins psychopathe ? Pas besoin de grand méchant dans l'immédiat ! Si la série dure assez longtemps, le Gouverneur et ses hommes se chargeront largement de remplir ce rôle et marqueront davantage la série et les esprits.

En 6 épisodes, il y avait largement de quoi adapter entièrement le tome 1. Là on en est à peine aux deux-tiers. A ce rythme là on en a pour 30 saisons pour arriver au niveau de la BD et encore si la série tient jusque-là ! Car si les spectateurs finissent par se rendre compte qu'on se fout un peu d'eux en leur racontant des histoires classiques et sans intéret, la série pourrait bien ne pas dépasser les 2 saisons. Vu comment se termine celle-ci, les scénaristes ont largement la possibilité de se remettre dans le droit chemin et de suivre la BD. Espérons que la saison 2 sera meilleure que sa petite soeur car il serait dommage que Walking Dead meurre prématurément vu son énorme potentiel.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
13Déc/101

Walking Dead – 1×05 – Wildfire

Dans cet épisode on se rapproche un peu plus de l'ambiance du comic-book et on s'éloigne un peu moins que précédemment de la trame générale. Le final du quatrième épisode a fait des victimes et laissé des traces qui vont donner un nouvel objectif aux personnages. C'est enfin l'heure du départ synonyme de nouvelles rencontres et de nouveaux dangers pour les survivants.

Certains personnages meurent et d'autres reviennent d'entre les morts alors que l'on commence à comprendre le fonctionnement de la contamination et ses différentes étapes qui font d'un être humain une goule cannibale. Cependant, rien de neuf pour quiconque a déjà vu des films de mort-vivants.

A part ça, peu d'avancement dans cet épisode, les personnages, ne sachant que faire face à la transformation en monstre de certains des leurs, passent leur temps à débattre pour savoir s'il faut tuer le contaminer ou tenter de l'aider. A nouveau, on notera le traitement particulièrement humain des infectés. Jamais des zombies n'ont été aussi bien présentés comme des victimes involontaires de ce qui leur arrive.

"Ici Rick Grimes, nous sommes perdus quelque part parmi les pages du tome 1 de la BD et on ne sait pas comment faire pour en sortir. Please Help !"

C'est dans ce contexte qu'un personnage et son actrice sortent vraiment du lot. Laurie Holden est stupéfiante de justesse dans le rôle d'Andrea et sa performance est bien au-dessus de celle de ses collègues même si sa scène traine un peu trop en longueur. Jim et Dale gagnent aussi en épaisseur alors que Rick se met davantage en avant.

La fin de l'épisode qui voit le départ du groupe permet de se séparer d'une partie des persos inédits et de rattrapper la trame scénaristique du premier tome du comic-book. Les dernières minutes laissent un peu dubitatives quant à la suite et fin de cette saison. Même si Walking Dead reste sympathique, ne s'est-on pas un peu trop éloigné inutilement du support originel ?

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
30Nov/100

Walking Dead – 1×04 – Vatos

Il y a du mieux. L'intrigue est plus rythmée et avance à grands pas, la série s'autorisant même l'exploit suprême de faire des ellipses temporelles ! Pour la première fois depuis le pilote les personnages principaux sont aux commandes de l'histoire et même si les personnages secondaires sont toujours impliqués ils restent en retrait dans cet épisode.

Pourtant, pendant un moment, on a frôlé la catastrophe avec l'apparition de nouveaux personnages inédits sortant de nulle part pour ralentir apparemment l'histoire. Rapidement expédiée, cette intrigue secondaire permet de montrer pour la première fois le caractère bien trempé de Rick qui ne laisse rien tomber et fait tout son possible pour aider et protéger les siens.

Les membres du camp semblent surpris d'être enfin au centre de l'intrigue

Cet épisode permet aussi de mieux faire connaissance avec les membres du camp. Du coup Amy, Dale et Jim sortent enfin de l'ombre parfaitement campés par leurs acteurs respectifs. Les dialogues sont aussi mieux écrits, vont à l'essentiel et imposent un rythme aux discussions qui n'est pas sans rappeler le comics (certaines trainent encore un peu inutilement en longueur). Peut-être ces étranges qualités viennent-elles simplement du fait que Robert Kirkman, le scénariste de la version papier, a écrit cet épisode ?

Avec ce seul épisode il se passe plus de choses que durant les trois précédents réunis. Les dix dernières minutes, tout à fait dans la veine de la BD, corrigent pas mal des défauts de la série et la rapproche davantage de son modèle. Peut-être bien le tournant scénaristique de la saison.

David Dufrey. 31 ans. J'écris des histoire, bricole des jeux depuis près de 20 ans et me suis lancé dans la réalisation de courts-métrages il y a peu. J'ai créé le Suniverse en 2010 pour partager ma passion pour l'imaginaire, mes hobbies et présenter mes différents projets artistiques.
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